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Un jour à Rochefort

mardi 20 septembre 2011

Journal d’un samedi à Rochefort.

Samedi, 8 h du matin, il est temps d’y aller.

Mon cartable est-il bien prêt ? Oui, j’ai mes cours, ma bible, mon bréviaire. C’est OK !Ah oui, mes tartines aussi … Zut, je n’ai plus de pain ! Ce n’est pas grave, il y a bien un ou l’autre qui me partagera son dîner ou alors je demanderai à Jules : il a toujours de quoi ravitailler un régiment.Allez, c’est parti …

Après avoir embarqué Catherine qui vient suivre les cours pour devenir professeur de religion, nous voici en route pour Rochefort.

Quand nous arrivons à Accueil Famenne, Jean-Pol et sa bande sont déjà là ! C’est vrai que, arriver avant Jean-Pol, il faut le faire : c’est le roi de la ponctualité ! Même quand nous vivons la récollection à Barvaux, il parvient à être là avant moi ! Brigitte, Jean-Pol, Viviane et Dominique nous accueillent dans la petite cuisine ! Le café est fumant, les spéculaus croquants ! Embrassades chaleureuses ! L’amitié et la fraternité sont déjà au rendez-vous !

- Comment vas-tu depuis qu’on ne s’est vu ?

- Ca va, mais je voudrais te parler de…

Voilà, les premières confidences, les partages fraternels, la sympathie (et que veut dire sympathie ? = souffrir avec).

A Rochefort, on vit au diapason des autres : on compatit avec celui qui souffre, on se réjouit avec celui qui est dans la joie.

On écoute, on s’écoute). Judith et Olivier arrivent, suivis de Jeanne-Marie, Jean-Marie, Bernard et Thérèse qui ne sait plus compter le nombre de cours qu’elle a suivi : elle vient à Rochefort depuis des années et a connu bien des générations de candidats diacres et d’assistantes paroissiales… Voici, Marc et Vincent (avec son pull des sapeurs-pompiers de Bastogne) qui nous rejoignent avec les diacres accompagnants.

Le dernier, à 8 h 58 , (c’est l’horloge dynamisée par les petites piles de Jean-Pol qui nous l’indique) ? Jules ! Le petit sourire aux lèvres, le bréviaire à la main !

Il nous invite à rejoindre la chapelle pour les laudes. Moment important de la journée où nous nous retrouvons tous pour un temps de prière communautaire : c’est là, un des éléments les plus importants de la formation à Rochefort.(La pratique du « Prière du temps présent », n’est toujours facile et nous avons l’impression parfois, qu’il faudrait plus des 5 doigts de la main pour se positionner sur toutes les bonnes pages. Et ne parlons pas de ces abréviations bibliques que nous ne rencontrons pas tous les jours. Comment doit-on lire 1 R ? Il paraît que ce n’est pas la première lettre aux Romains, en tout cas).

A 9 h 30, les « étudiants » de première s’en vont dans leur local, et nous les secondes (euh pardon, les deuxièmes) et les troisièmes dans le nôtre où nous attend notre professeur-guide.

Les deux heures de formation se passent dans le partage, les échanges et l’éclairage du diacre accompagnant et du titulaire du cours.

120 minutes où l’on se grandit ensemble intellectuellement ! Chacun vient avec ce qu’il est et progresse selon son rythme !

Non pas 120 minutes, il est plus exact d’écrire 110 minutes car Jean-Marie, le sage gardien de l’heure, veille à ce que la pause-café (ou thé, pour Jean-Pierre) ne reste pas dans les oubliettes de l’histoire.

A 11 h 30, tout le monde prend le chemin de la chapelle pour l’eucharistie où célèbre l’un des diacres du conseil et où l’un d’entre nous prononce l’homélie qui est recueillie religieusement (c’est le cas de le dire).

C’est cela aussi la formation au diaconat ! Et c’est très bien ainsi !

La soupe des sœurs, servie par Bernard, nous ragaillardit. Les tartines de Jules sont bonnes, je puis vous l’assurer. L’humeur est tantôt à l’humour, tantôt à la reconstruction du monde, à l’anecdote, à l’échange (une fois encore…).

Après le tri sélectif des déchets (si, si j’y tiens), un bout de « récréation » et le « fris/frais » café de Sœur Lutgarde, l’oratoire nous accueille pour l’office du milieu du jour où Olivier essaye tant bien que mal de psalmodier les cantiques.

Après quoi, la rencontre des candidats-diacres et des épouses pendant que les autres s’en vont promener et continuer à refaire le monde.

Ces rencontres sont l’occasion d’une critique bienveillante de l’homélie du jour et de réflexions sur notre ministère futur.

L’après-midi se déroule comme la matinée et 4 h 00 est rapidement à l’écran de nos montres, que nous devons déjà nous quitter à regret.

En final : la formation diaconale à Rochefort : un temps riche pour la construction et la réflexion personnelles, pour la prière communautaire, pour l’amitié et la fraternité en Église.