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Rôles dans l’Eglise

mardi 20 septembre 2011

Le rôle de chacun dans l’Eglise par Mgr Warin (Evêque auxiliaire)

(extrait du projet - 7 juin 2003 - du texte-cadre sur l’avenir des paroisses)

Les laïcs, les assistant(e)s paroissiaux(ales), les diacres et les prêtres a . Aujourd’hui beaucoup se sentent plus solidaires, plus partie prenante de la vie "ecclésiale. Chacun comprend mieux qu’il a un rôle à jouer pour le bien du corps entier. Il y a beaucoup de laïcs qui se dévouent dans les paroisses, les mouvements, les écoles, les prisons, les hôpitaux. Certains fidèles laïcs collaborent au ministère même des prêtres et sont en responsabilité pastorale, à savoir les assistant(e)s paroissiaux (ales). Et puis, depuis un peu plus de 35 ans, il y a des diacres permanents. Je suis d’avis que nous sommes à l’aube d’une magnifique période de la vie de l’Eglise. J’aime le rappeler alors que l’on peut être guetté par une certaine morosité. Nous allons vers une Eglise où le prêtre ne fait plus tout ou à peu près tout. N’est-ce pas plus juste ainsi ? N’est-ce pas un gain ? Dans l’évangile de Luc, l’envoi des Douze est doublé d’un envoi des Septante-deux en mission. Ce n’est pas Vatican II qui a inventé l’apostolat des laïcs !

Mgr Warin

b. L’émergence bonne, heureuse, d’autres acteurs dans l’Eglise, d’autres instrumentistes dans le concert pastoral, constitue en même temps un défi. Il s’agit de faire jouer tout le monde ensemble, de laisser chanter le rossignol qu’il y a en chacun, de permettre à chacun de déployer sa vocation spécifique. Le laïc dans l’Eglise ne doit pas être un béni oui-oui. Le diacre n’est pas un sous-prêtre. Et le prêtre ne doit pas être moins prêtre pour que le laïc déploie pleinement sa vocation de baptisé ou un ministère reçu. Une exigence de l’heure, n’est-ce pas de travailler à une meilleure articulation du rôle de chacun ?

c. Les laïcs ont leur part active dans la vie de l’Eglise. Sans conteste bien des pas restent à faire pour reconnaître et promouvoir leur responsabilité. Il leur revient, d’une manière particulière, d’animer selon l’esprit de l’Evangile, de l’intérieur et à la façon d’un ferment, les réalités du siècle. Mondialisation, délocalisations, migrants et réfugiés parmi nous, divorces, mal-être des jeunes, homoparentalité,... : tout cela ne peut les laisser passifs.

Les assistant(e)s paroissiaux (ales) exercent une fonction « vicariale ». Je mets le mot entre guillemets, car leur ministère n’est pas un ministère ordonné mais autre. Vicariale tout de même, car ils (elles) vivent leur ministère dans une grande proximité avec les prêtres.

Les diacres sont les signes sacramentels du Christ-Serviteur. Comme tels, ils sont d’abord les ministres de la charité. Leur présence dans une liturgie eucharistique rappelle que la cène du Seigneur est toujours lavement des pieds, que la liturgie qui ne s’achève pas en charité trahit le mystère qu’elle proclame. En nommant un nouveau diacre, il faut - me semble-t-il - d’abord penser à l’étroite solidarité de l’Eglise avec l’ensemble de la famille humaine, à ceux qui sont loin, à ceux qui ont du mal à s’insérer dans l’Eglise et qui sont au seuil.

Les prêtres sont les signes sacramentels du Christ-Pasteur. A ce titre, ils président à la vie d’une communauté locale ainsi qu’à son rassemblement, et sont les responsables ultimes. Mais s’ils sont responsables du tout, ils ne sont pas responsables de tout. Prêtres ils doivent l’être oui, mais avec d’autres.