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Rituel d’ordination des diacres

mardi 20 septembre 2011

L’ORDINATION DES DIACRES
PONTIFICAL ROMAIN

selon le décret du Saint Concile Œcuménique Vatican II,

publié par l’autorité du Pape Paul VI

et révisé par les soins du Pape Jean-Paul II.

Etrait de : « L’ordination de l’évêque, des prêtres, des diacres » - Nouvelle Edition – Desclée / Mame – 1996

Ordination des diacres

PRÉLIMINAIRES

IMPORTANCE DE L’ORDINATION

173 C’est par l’imposition des mains, selon la tradition reçue des Apôtres, que les diacres sont ordonnés pour remplir efficacement leur ministère par la grâce sacramentelle. C’est pourquoi l’ordre sacré du diaconat, depuis l’antique époque des Apôtres, est en grand honneur dans l’Église catholique 1.

174 « Fortifiés par la grâce du sacrement, les diacres sont au service du peuple de Dieu dans la "diaconie" de la liturgie, de la parole et de la charité, en communion avec l’évêque et son presbyterium. Selon les dispositions prises par l’autorité qualifiée, il appartient au diacre d’administrer solennellement le baptême, de conserver et de distribuer l’eucharistie, d’assister, au nom de l’Église, au mariage et de le bénir, de porter le viatique aux mourants, de proclamer la Sainte Écriture aux fidèles, d’instruire et d’exhorter le peuple, de présider au culte et à la prière des fidèles, d’être ministre des sacramentaux, de présider aux funérailles et à la sépulture. Consacrés aux offices de charité et d’administration, les diacres ont à se souvenir de l’avertissement de saint Polycarpe : "Être miséricordieux, zélés, marcher selon la vérité du Seigneur qui s’est fait le serviteur de tous". »

175 Les ordinands au diaconat, qu’ils soient célibataires ou mariés, doivent auparavant avoir été admis par l’évêque parmi les candidats 3.

Ceux qui ont fait profession dans un institut clérical sont dispensés de cette admission.

176 Par l’ordination diaconale, on acquiert le statut de clerc et l’incardination dans un diocèse ou une prélature personnelle.

177 Ceux des candidats au diaconat qui, devant l’Église, s’engagent librement dans le célibat sont consacrés au Christ d’une manière nouvelle. Même ceux qui ont émis le voeu perpétuel de chasteté dans un institut religieux sont tenus à manifester publiquement cet engagement.

178 La fonction ecclésiale de louer Dieu et d’intercéder auprès du Christ et, par lui, auprès du Père, pour le salut du monde entier, est confiée aux diacres dans la célébration de l’ordi­nation. Ils s’acquittent de ce devoir en célébrant la liturgie des Heures pour tout le peuple de Dieu et aussi pour toute l’humanité.

1 - Cf. Paul VI, Lettre Apostolique Sacrum diaconatus Ordinem, 18 juin 1967.

2 - Const. dogmatique SUt l’Église Lumen Gentium, n. 29.

3 - Cf. Paul VI, Lettte apostolique Ad Pascendum, n. 1. ; Code de droit canonique, cano 1034.


II. OFFICES ET MINISTÈRES

179 Il revient à tous les fidèles du diocèse d’accompagner de leurs prières les candidats au diaconat. Cela se fera principalement à la prière universelle de la messe et aux prières de l’office du soir.

Les diacres étant « ordonnés pour le service de l’évêque » 4, on invitera à leur ordination les clercs et les autres fidèles, afin qu’ils soient le plus nombreux possible à la célébration. Tous les diacres du diocèse seront particulièrement invités à la célébration de l’ordination.

180 C’est l’évêque qui est le ministre de l’ordination. Au cours de la célébration de l’ordination, l’un des collaborateurs de l’évêque délégués à la formation des candidats, demande au nom de l’Église que l’ordination soit conférée et répond à la question sur l’aptitude des candidats.

Des diacres interviennent dans la célébration de l’ordination en revêtant les ordonnés des vêtements diaconaux. S’il n’y a pas de diacre, d’autres ministres peuvent remplir ce rôle. Les diacres ou au moins quelques-uns d’entre eux saluent par un baiser fraternel les nouveaux ordonnés, en signe de leur accueil dans le diaconat.

III. LA CÉLÉBRATION DE L’ORDINATION

181 Il convient que l’Église locale, au service de laquelle chacun des diacres est ordonné, se prépare à la célébration de l’ordination.

Les candidats se prépareront à l’ordination dans le silence et la prière, en faisant une retraite d’au moins cinq jours.

182 La célébration de l’ordination aura lieu à l’église cathédrale, ou dans les églises des communautés dont un ou plusieurs candidats sont originaires, ou dans une autre église importante. Si l’on doit ordonner des diacres appartenant à une communauté religieuse, l’ordination peut avoir lieu dans l’église de cette communauté où ils exerceront leur ministère.

183 Comme il n’y a qu’un seul diaconat, il convient que, même dans la célébration de l’ordination, aucune distinction ne soit faite en raison de l’état de vie des candidats. Cependant, si c’est opportun, on peut admettre une célébration distincte pour les candidats mariés et pour les candidats non mariés.

184 L’ordination se fera avec le plus grand concours de peuple possible, un dimanche ou un jour de fête, à moins que des raisons pastorales ne fassent préférer un autre jour. Seront exclus cependant le Triduum pascal, le reste de la Semaine sainte, le Mercredi des Cendres et la Commémoration de tous les fidèles défunts.

185 L’ordination a lieu au cours d’une messe solennelle célébrée selon le rire stationnaI, une fois achevée la liturgie de la Parole, avant la liturgie eucharistique.

On peut choisir la messe rituelle « pour les ordinations », sauf lors des solennités, des dimanches de l’Avent, du Carême et de Pâques, et pendant l’octave de Pâques. Ces jours-là, on dit la messe du jour avec ses lectures propres.

Si cependant, à d’autres jours, on ne dit pas la messe rituelle, on peut prendre une des lectures parmi celles qui sont proposées dans le Lectionnaire pour la messe rituelle.

On omet la prière universelle : les litanies en tiennent lieu.

4 - Hippolyte de Rome, Tradition apostolique,

186 Au début de la célébration (ou après l’évangile), l’Église locale demande à l’évêque d’ordonner les candidats. Le prêtre désigné pour cela fait connaître à l’évêque, qui l’interroge publiquement, qu’il n’y a pas d’hésitation au sujet des candidats. Devant l’évêque et tous les fidèles, les candidats expriment leur volonté d’exercer leur charge en conformité avec la pensée du Christ et de l’Église, sous la conduite de l’évêque. Tous, dans les litanies, implorent la grâce de Dieu pour les candidats.

187 Par l’imposition des mains de l’évêque et la prière d’ordination, les candidats reçoivent le don de l’Esprit Saint pour la charge diaconale. Les paroles suivantes appartiennent à la nature du rite et sont donc exigées pour la validité : « Envoie sur eux, Seigneur, l’Esprit Saint : par lui, qu’ils soient fortifiés des sept dons de ta grâce, pour remplir fidèlement leur ministère. »

188 Aussitôt après la prière d’ordination, on revêt les ordonnés de l’étole diaconale et, si on le juge bon, de la dalmatique, pour que soit manifesté extérieurement le ministère qu’ils devront accomplir désormais dans la liturgie.

Par la remise de l’Évangéliaire est indiquée la fonction des diacres de proclamer l’Évangile dans les célébrations liturgiques et de prêcher la foi de l’Église en parole et en acres.

Par le baiser fraternel, l’évêque scelle en quelque sorte l’acceptation des nouveaux diacres comme ses ministres ; les autres diacres saluent les ordonnés par un baiser fraternel pour exprimer la communauté de ministère qui est celle de leur ordre.

189 Dans la liturgie eucharistique, les ordonnés exercent pour la première fois leur ministère en assistant l’évêque, en préparant l’autel, en portant la communion aux fidèles, particulièrement comme ministres de la coupe, et en proclamant les monitions.

IV. OBJETS A PRÉPARER

190  Outre ce qui est nécessaire pour la célébration de la messe stationnale 5, on préparera :

a. le livre des ordinations ;

b. une étole pour chaque ordinand et, si on le juge bon, une dalmatique.

191  L’ordination aura lieu normalement à la cathèdre ; mais, s’il le faut pour la participation des fidèles, on disposera un siège pour l’évêque devant l’autel ou dans un autre endroit plus approprié.

Les sièges pour les ordinands seront disposés de façon que l’action liturgique puisse être bien vue pat les fidèles.

192 L’évêque et les prêtres concélébrants portent les vêtements qui leur sont respectivement prescrits pour la célébration de la messe.

Les ordinands prennent l’amict, l’aube et le cordon.

Les vêtements liturgiques seront de la couleur de la messe qui est célébrée, ou de couleur blanche ; on pourra aussi utiliser des ornements de fête, ou les plus beaux.

5 - Cf. Cérémonial des évêques, n. 125.

Rites de l’ordination d’un seul diacre

RITES DE L’ORDINATION D’UN SEUL DIACRE

220 Ce qui est dit dans les Préliminaires, aux nn.181-192, s’applique également en cas d’ordination diaconale conférée à un seul.

OUVERTURE DE LA CÉLÉBRATION ET PRÉSENTATION DU CANDIDAT

221 Lorsque tout est prêt, la procession s’avance vers l’autel à travers l’église de la manière habituelle. L’ordinand précède le diacre portant l’Évangéliaire qui sera utilisé pour la messe et l’ordination. Viennent ensuite les autres diacres, s’il y en a, les prêtres concélébrants et enfin l’évêque, et, légèrement derrière lui, les deux diacres qui l’assistent. Lorsqu’ils sont arrivés à l’autel, après la vénération d’usage, tous se rendent à l’endroit qui leur a été assigné.

Pendant ce temps, on chante l’antienne d’ouverture avec son psaume, ou un autre chant approprié.

222 Après la salutation de l’évêque et une brève introduction à la célébration, sans faire la préparation pénitentielle, on passe immédiatement à la présentation de l’ordinand, à moins qu’on n’ait prévu de la faire après la proclamation de l’évangile.

Si la présentation de l’ordinand est faite après la proclamation de l’évangile, les rites d’ouverture et la liturgie de la Parole se font de la manière habituelle.

223 (224) L’évêque reste à son siège ou se rend, si besoin est, au siège qui a été préparé pour l’ordination, et il reçoit la mitre.

< APPEL DU CANDIDAT

(225) Un diacre ou, à défaut, un prêtre, appelle l’ ordinand :

Que celui qui va être ordonné diacre s’avance.

On appelle alors l’ordinand par son nom, et il répond :

Me voici.

Puis il s’avance vers l’évêque qu’il salue en s’inclinant

224 (226) Alors le prêtre désigné à cet effet dit à l’évêque :

La sainte Église, notre Mère, vous présente notre frère, N., et demande que vous l’ordonniez pour la charge du diaconat.

L’évêque :

Savez-vous s’il a les aptitudes requises ?

On peut alors demander à des personnes qui connaissent l’ordinand de le présenter brièvement.

Puis le prêtre désigné à cet effet dit :

Le peuple chrétien a été consulté, et ceux à qui il appartient d’en juger ont donné leur avis. Aussi j’atteste qu’il a été jugé digne d’être ordonné.

< ENGAGEMENT AU CÉLIBAT

225 S’il s’agit d’un ordinand non marié, y compris d’un religieux profès, l’évêque s’adresse à lui en ces termes :

N., vous êtes prêt à vous engager au célibat. Voulez-vous, pour signifier le don de vous-même au Christ Seigneur, garder toujours cet engagement à cause du Royaume des cieux, en vous mettant au service de Dieu et de votre prochain ?

L’ordinand :

Oui, je le veux.

Cet engagement peut être complété par un geste adapté.

 Si on choisit d’avancer d’un pas, l’évêque dit alors :

Pour manifester votre résolution, au nom du Seigneur, avancez.

Pour un ordinand marié

S’il s’agit d’un ordinand marié, l’évêque s’adresse à son épouse, en ces termes ou en d’autres semblables :

L’Église me demande d’ordonner diacre votre mari. Acceptez-vous tout ce que le diaconat qu’il va recevoir apportera de nouveauté dans votre couple et votre vie de famille ?

L’épouse :

Oui, je l’accepte.

Après l’engagement au célibat ou après la réponse de l’épouse, l’évêque dit :

Avec l’aide du Seigneur Jésus Christ, notre Dieu et notre Sauveur, nous choisissons notre frère N. pour l’ordre des diacres.

L’assemblée approuve le choix, en chantant (ou en disant) Nous rendons grâce à Dieu, ou d’une autre manière appropriée, par exemple en chantant l’hymne Gloire à Dieu au plus haut des cieux.

L’ordinand regagne alors sa place.

226 Après l’invitation habituelle et une brève pause de silence, l’évêque dit la prière d’ouverture. Si l’on célèbre la messe rituelle « pour les ordinations » (cf n. 185), il prend l’oraison suivante :

(344) Dieu qui as enseigné aux ministres de ton Église à servir et non à se faire servir, accorde à ton serviteur N.,que tu choisis aujourd’hui pour le ministère de diacre, d’agir selon l’esprit de l’Évangile,
d’être plein de douceur dans son service
et fidèle à te prier sans cesse.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu,
qui règne avec toi et le Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.

L’assemblée :

Amen.

LITURGIE DE LA PAROLE

227 La liturgie de la Parole, jusqu’à l’évangile inclusivement, se déroule de la manière habituelle. Après la proclamation de l’évangile, le diacre reporte avec respect l’Évangéliaire sur l’autel, où il demeurera jusqu’à ce qu’il soit remis à l’ordonné. Ensuite a lieu la présentation du candidat, si elle n’a pas été faite au début de la célébration (cf. nn. 223-225).

Puis, tous étant assis, l’évêque fait l’homélie dans laquelle, à partir des lectures qui ont été proclamées dans la liturgie de la Parole, il expose au peuple et à l’ordinand en quoi consiste le ministère des diacres. Il tiendra compte de la situation de l’ordinand, qu’il s’agisse d’un homme marié ou d’un homme non marié. Il peut s’inspirer du texte ci-dessous :

Chers frères et sœurs, l’un de vos proches ou de vos amis va être admis à l’ordre du diaconat. Je voudrais vous rappeler à quel degré du ministère il va accéder.

Ayant reçu le don de l’Esprit Saint qui le fortifie, le diacre apportera de l’aide à l’évêque et à son presbyterium, dans le ministère de la Parole, de l’autel et de la charité, en se montrant le serviteur de tous. Institué ministre de l’autel, il proclamera l’Évangile, il préparera le sacrifice eucharistique, il distribuera aux fidèles le Corps et le Sang du Seigneur.

Il lui reviendra en outre, selon la mission reçue de l’évêque, d’exhorter aussi bien les incroyants que les croyants, de les instruire dans la foi, de présider aux prières, d’administrer le baptême, d’assister au nom de l’Église au mariage et de le bénir, de porter le viatique aux mourants et de présider au rite des funérailles.

Consacré par l’imposition des mains transmise depuis les Apôtres, et plus étroitement uni à l’autel, il s’acquittera, au nom de son évêque ou de son curé, du ministère de la charité. En tout ceci, qu’il agisse, avec l’aide de Dieu, de telle façon que vous reconnaissiez vraiment en lui le disciple de celui qui est venu non pour être servi mais pour servir.

A vous, frère très cher, qui allez être admis à l’ordre du diaconat, le Seigneur a donné l’exemple pour que vous agissiez comme il a lui-même agi.

Et donc, quand vous serez diacre, c’est-à-dire serviteur de Jésus Christ qui s’est montré serviteur au milieu de ses disciples, accomplissez de tout cœur et dans la charité la volonté de Dieu, servant avec joie en même temps le Seigneur et les hommes. Et puisque personne ne peut servir deux maîtres, considérez l’amour de l’argent et l’impureté comme un asservissement aux idoles.

Si l’ordinand n’est pas marié :

Au moment où vous accédez librement à l’ordre du diaconat, il faut, comme les disciples choisis par les Apôtres pour le ministère de la charité, que vous soyez un homme estimé de tous, rempli d’Esprit Saint et de sagesse.

Vous exercerez votre ministère dans l’état du célibat : il est à la fois signe et aiguillon de la charité pastorale et source de fécondité dans le monde. En effet, poussé par une charité sincère envers le Christ Seigneur, et vivant dans cet état avec un parfait dévouement, vous serez plus facilement attaché au Christ d’un cœur sans partage, vous vous donnerez plus librement au service de Dieu et des hommes, et vous serez plus disponible pour travailler à l’œuvre de la régénération spirituelle.

Enraciné et fondé dans la foi, montrez-vous pur et sans reproche devant Dieu et les hommes, comme il convient à un serviteur du Christ et à un intendant des mystères de Dieu ; ne vous laissez pas détourner de l’espérance de l’Évangile dont vous devez être non seulement l’auditeur mais aussi le ministre. Gardant le mystère de la foi dans une conscience pure, témoignez par vos actes de la parole de Dieu que votre bouche annoncera, de telle sorte que le peuple chrétien, vivifié par l’Esprit, devienne une offrande pure agréable à Dieu, et que vous-même, quand vous vous présenterez devant le Seigneur au dernier jour, vous puissiez l’entendre vous dire : « Très bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Maître. »

Si l’ordinand est marié :

Comme les disciples choisis par les Apôtres pour le ministère de la charité, il faut que vous soyez un homme estimé de tous, rempli d’Esprit Saint et de sagesse. Enraciné et fondé dans la foi, montrez-vous pur et sans reproche devant Dieu et les hommes, comme il convient à un serviteur du Christ et à un intendant des mystères de Dieu ; ne vous laissez pas détourner de l’espérance annoncée par l’Évangile dont vous devez être non seulement l’auditeur mais aussi le ministre.

Gardant le mystère de la foi dans une conscience pure, témoignez par vos actes de la parole de Dieu que votre bouche annoncera, de telle sorte que le peuple chrétien, vivifié par l’Esprit, devienne une offrande pure agréable à Dieu, et que vous-même, quand vous vous présenterez devant le Seigneur au dernier jour, vous puissiez l’entendre vous dire : « Très bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Maître. »

ORDINATION

< ENGAGEMENT DE L’ORDINAND

228 L’ordination au diaconat commence après l’homélie. Tous se lèvent et on peut alors chanter l’hymne Veni, creator Spiritus ou un autre chant approprié, selon les coutumes locales.

Puis tous s’assoient. L’ordinand seul reste debout et se tient devant l’évêque, qui l’interroge en ces termes :

Fils bien aimé, avant d’être ordonné diacre, il convient que vous déclariez devant l’assemblée votre ferme intention de recevoir cette charge.

Voulez-vous être consacré à la diaconie de l’Église par l’imposition de mes mains et le don du Saint-Esprit ?

L’ordinand répond :

Oui, je le veux.

L’évêque :

Voulez-vous accomplir votre fonction de diacre avec charité et simplicité de cœur, pour aider l’évêque et ses prêtres, et faire progresser le peuple chrétien ?

L’ordinand :

Oui, je le veux.

L’évêque :

Voulez-vous, comme dit l’Apôtre Paul, garder le mystère de la foi dans une conscience pure, et proclamer cette foi par la parole et par vos actes, fidèle à l’Évangile et à la tradition de l’Église ?

L’ordinand :

Oui, je le veux.

On omet la question suivante, si l’engagement au célibat a été fait au début de la célébration ou si l’ordinand est marié. Si ce n’est pas le cas, cette question doit être posée à l’ordinand non marié, même à un religieux profès.

L’évêque :

N., vous êtes prêt à vous engager au célibat. Voulez-vous, pour signifier le don de vous-même au Christ Seigneur, garder toujours cet engagement à cause du Royaume des cieux, en vous mettant au service de Dieu et de votre prochain ?

L’ordinand :

Oui, je le veux.

L’évêque :

Voulez-vous garder et développer un esprit de prière conforme à votre état et, dans la fidélité à cet esprit, célébrer la liturgie des Heures en union avec le peuple de Dieu, intercédant pour lui et pour le monde entier ?

L’ordinand :

Oui, je le veux.

L’évêque :

Voulez-vous conformer toute votre vie à l’exemple du Christ dont vous prendrez sur l’autel le corps et le sang pour le distribuer aux fidèles ?

L’ordinand :

 Oui, je le veux, avec la grâce de Dieu.

229 Ensuite, l’ordinand s’approche de l’évêque et, agenouillé devant lui, met ses mains jointes entre les mains de l’évêque 7.

S’il est l’Ordinaire du candidat, l’évêque l’interroge ainsi :

Promettez-vous de vivre en communion avec moi et mes successeurs, dans le respect et l’obéissance ?

L’ordinand :

Je le promets.

7 - Là où ce geste paraîtrait moins indiqué, il appartient à la Conférence des évêques d’en déterminer un autre (cf. Préliminaires généraux, n. II).

S’il n’est pas son Ordinaire, il dit :

Promettez-vous de vivre en communion avec votre évêque (Ordinaire), dans le respect et l’obéissance ?

L’ordinand :

Je le promets.

Si l’ordinand est un religieux, l’évêque dit :

Promettez-vous de vivre en communion avec l’évêque de votre diocèse et votre supérieur légitime, dans le respect et l’obéissance ?

L’ordinand :

Je le promets.

L’évêque conclut, en disant :

Que Dieu lui-même achève en vous ce qu’il a commencé.

< SUPPLICATION LITANIQUE

230 Tous se lèvent. I. :évêque dépose la mitre et, les mains jointes et tourné vers le peuple, il dit :

Avec tous les saints qui intercèdent pour nous,
confions à la miséricorde de Dieu celui qu’il a choisi comme diacre :
demandons-lui de répandre sur N. la grâce de sa bénédiction.

231 L’ordinand se prosterne et on chante les litanies. Le dimanche et au temps pascal, on se tient debout ; les autres jours, on peut s’agenouiller à l’invitation du diacre :

Mettons-nous à genoux.

Les chantres commencent les litanies (cf supra n. 203). On peut ajouter, en leurs lieux, quelques noms de saints (ex. patron de l’Église de l’ordinand, saints appartenant au propre de cette Église, patron de l’ordinand, etc.), ou d’autres invocations plus adaptées aux circonstances propres.

Les invocations sur l’ordinand seront mises au singulier.

Pour qu’il te plaise de bénir celui que tu as appelé,
de grâce, écoute-nous
.

Pour qu’il te plaise de le bénir et de le sanctifier,
de grâce, écoute-nous.

Pour qu’il te plaise de le bénir, de le sanctifier et de le consacrer,
de grâce, écoute-nous.

 

232 A la fin du chant des litanies, l’évêque, debout et les mains étendues, chante ou dit :

Seigneur, notre Dieu, écoute notre prière :
C’est toi-même qui agis dans les sacrements dont nous avons reçu la charge :
Sanctifie donc par l’ordination
celui que nous te présentons
pour l
e ministère du diaconat.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

L’assemblée :

Amen.

S’il y a lieu, le diacre dit :

Levons-nous.

Et tous se lèvent.

< IMPOSITION DES MAINS ET PRIÈRE D’ORDINATION

233 L’ordinand se relève ; il s’approche de l’évêque qui se tient debout devant son siège et porte la mitre ; il s’agenouille devant lui.

234 L’évêque impose les mains sur la tête de l’ordinand, sans rien dire.

235 L’ordinand étant à genoux devant lui, l’évêque dépose la mitre et, les mains étendues, il dit ou chante la prière d’ordination :

Sois avec nous, Dieu tout-puissant,
nous t’en prions, sois avec nous,
Toi qui donnes toutes grâces,
qui distribues les charges
et répartis les divers ordres,
Toi, le Dieu éternel qui fais toutes choses nouvelles,
qui veilles sur le monde avec amour
et disposes à tout moment ce qui convient,
par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
ta Parole vivante, ta force et ta sagesse.

Tu construis ton Église, qui est le Corps du Christ,
par les dons infiniment variés de ta grâce :
tu veux que chacun de ses membres
ait une fonction particulière,
et que tous contribuent, par l’Esprit Saint,
à l’unité de cet ensemble admirable.

Pour la faire grandir en un temple nouveau,
tu as établi des ministres de trois ordres différents,
les évêques, les prêtres et les diacres,
chargés, les uns et les autres, de te servir,
comme autrefois, déjà, dans la première Alliance,
tu avais mis à part les fils de la tribu de Lévi
pour le service de ta demeure.
C’est ainsi qu’aux premiers temps de ton Église,
les Apôtres de ton Fils,
soucieux de se livrer en toute liberté
à la prière et à l’annonce de la Parole,
ont choisi sous l’action de l’Esprit Saint
sept hommes estimés de tous
qui les aideraient dans le service quotidien :
en leur imposant les mains et en priant sur eux,
ils les chargèrent d’une part de ce service,
le ministère des tables.

Regarde maintenant, Dieu très bon,
celui à qui nous imposons les mains aujourd’hui :
nous te supplions de le consacrer toi-même,
pour qu’il serve à l’autel et accomplisse la fonction diaconale.
Envoie sur lui, Seigneur, l’Esprit Saint :
par lui, qu’il soit fortifié
des sept dons de ta grâce,
pour remplir fidèlement son ministère.

Fais croître en lui les vertus évangéliques :
qu’il soit animé d’une charité sincère,
qu’il prenne soin des malades et des pauvres,
qu’il fasse preuve d’une autorité pleine de mesure
et d’une grande pureté de cœur,
qu’il s’efforce d’être docile à l’Esprit.

Par sa fidélité à tes commandements
et l’exemple de sa conduite,
qu’il soit un modèle pour le peuple saint ;
en donnant le témoignage d’une conscience pure,
qu’il demeure ferme et inébranlable dans le Christ.

En imitant ainsi ton Fils Jésus,
venu pour servir, et non pour être servi,
qu’il obtienne de partager sa gloire dans le ciel,
lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.

L’assemblée :

Amen.

REMISE DE L’ÉVANGÉLIAIRE

236 Lorsque la prière d’ordination est achevée, tous s’assoient. L’évêque reçoit la mitre. Le nouvel ordonné se lève. Un diacre, ou un autre ministre, aide le nouveau diacre à mettre l’étole diaconale et, si on le juge bon, à revêtir la dalmatique.

237 Pendant ce temps, on peut chanter le psaume 83 avec l’antienne :

Heureux les habitants de ta maison, Seigneur.

ou un autre chant approprié.

238 L’ordonné, revêtu des vêtements diaconaux, s’approche de l’évêque et se met à genoux devant lui ; l’évêque remet l’Évangéliaire dans ses mains, en disant :

Recevez l’Évangile du Christ,
que vous avez la mission d’annoncer.
Soyez attentif à croire à la Parole que vous lirez,
à enseigner ce que vous avez cru,
à vivre ce que vous aurez enseigné.

Après avoir reçu l’Évangéliaire, le diacre va le déposer au lieu de la Parole.

239 Enfin l’évêque donne un baiser fraternel au nouveau diacre, en disant :

La paix : soit avec vous.

Le nouveau diacre répond :

Et avec votre esprit.

Tous les autres diacres ou au moins quelques-uns donnent également un baiser fraternel au nouveau diacre, pour manifester qu’il est membre du même ordre.

240 Pendant ce temps, on peut chanter le psaume 145 avec l’antienne :

Si quelqu’un me sert, dit le Seigneur,

mon Père, qui est dans les cieux, l’honorera.

ou un autre chant approprié, jusqu’à la fin du baiser échangé entre les diacres.

241 La messe se poursuit comme à l’ordinaire, en disant le Credo selon les rubriques et en omettant la prière universelle.

LITURGIE EUCHARISTIQUE

< PRIÈRE SUR LES OFFRANDES

(344)Avant de s’offrir à toi, Père très saint,
ton Fils voulut laver les pieds de ses disciples
pour nous donner un exemple d’amour ;
Accueille l’offrande que nous déposons sur cet autel,
et pour que nous puissions nous offrir nous-mêmes
dans le sacrifice du Christ,
accorde-nous le même esprit d’humilité et de service.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

< PRÉFACE

Le Christ, source de tout le ministère de l’Église

Le Seigneur soit avec vous.

R. Et avec votre esprit.

Élevons notre cœur.

R. Nous le tournons vers le Seigneur.

Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.

R. Cela est juste et bon.

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,
à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.
Par l’onction de l’Esprit Saint,
tu as établi ton Fils unique
grand prêtre de l’Alliance nouvelle et éternelle ;
et tu as voulu qu’il y ait dans l’Église
une diversité de services.

C’est lui, le Christ, qui donne à tout le peuple racheté
la dignité du sacerdoce royal ;
c’est lui qui, dans son amour fraternel,
choisit ceux qui auront part à son ministère
en recevant l’imposition des mains.

Ils ont à se dévouer au service de ton peuple
pour le nourrir de ta Parole
et le faire vivre de tes sacrements ;
ils seront de vrais témoins de la foi et de la charité,
prêts à donner leur vie
pour ta gloire et le salut du monde,
en se conformant au Christ.

Voilà pourquoi, Seigneur, avec les anges et tous les saints,
nous proclamons ta gloire, en chantant : Saint ! ...

242 Dans la prière eucharistique on fait mention du nouveau diacre de la façon suivante :

a. Dans la prière eucharistique l, on dit un Hanc igitur propre :

Voici l’offrande que nous présentons devant toi,

nous, tes serviteurs, et ta famille entière,
en particulier pour N.
que tu as appelé à l’ordre du diaconat.
Nous t’en prions, Seigneur,

accepte cette offrande :
Protège en lui tes propres dons
pour qu’il fasse fructifier, par ta puissance,
ce qu’il a reçu de ta grâce.

b. Dans la prière eucharistique II, on dit cette intercession :

Souviens-toi, Seigneur,
de ton Église répandue à travers le monde :
Fais-la grandir dans ta charité
avec le Pape N.,
notre évêque N.,
et tous ceux qui ont la charge de ton peuple.
Souviens-toi en particulier de N.
que tu viens de donner comme diacre à ton Église.

c. Dans la prière eucharistique III, on dit cette intercession :

Et maintenant, nous te supplions, Seigneur :
Par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi,
étends au monde entier le salut et la paix.
Affermis la foi et la charité de ton Église
au long de son chemin sur la terre :
veille sur ton serviteur le Pape N. et notre évêque N.,
l’ensemble des évêques, les prêtres,
notre frère N. qui vient d’être ordonné diacre,
les autres diacres,
et tout le peuple des rachetés.

Écoute les prières de ta famille assemblée devant toi,
et ramène à toi, Père très aimant,
tous tes enfants dispersés

d. Dans la prière eucharistique IV, on dit cette intercession :

Et maintenant, Seigneur, rappelle-toi
tous ceux pour qui nous offrons le sacrifice :
le Pape N.,
notre évêque N. et tous les évêques,
les prêtres et ceux qui les assistent,
notre frère N. que tu as choisi aujourd’hui
pour qu’il serve ton peuple comme diacre,
les fidèles qui présentent cette offrande,
les membres de notre assemblée,
le peuple qui t’appartient
et tous les hommes qui te cherchent avec droiture.

243 Les parents et les proches du nouveau diacre peuvent communier sous les deux espèces, ainsi que les autres membres de l’assemblée, selon les dispositions de la Conférence des évêques.

244 Le nouveau diacre aide l’évêque à distribuer la communion aux fidèles, en particulier comme ministre de la coupe. Pendant la communion, on peut chanter l’antienne prévue avec son psaume, ou un autre chant approprié.

< PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION

245 La communion terminée, on peur chanter un chant d’action de grâce. Ce chant est suivi de la prière après la communion. Si l’on célèbre la messe rituelle « pour les ordinations » (cf. n. 185), on prend l’oraison suivante :

(344) Dieu qui viens de servir à tes enfants
le pain et la coupe du Royaume,
garde ce nouveau diacre toujours fidèle
a
u service de l’Évangile, des sacrements et de la charité,
pour ta gloire et le salut des croyants.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

RITE DE CONCLUSION

246 Au lieu de la bénédiction habituelle, on peut utiliser la bénédiction suivante, que le diacre introduit en ces termes ou en d’autres semblables :

Inclinez-vous pour recevoir la bénédiction.

Puis l’évêque, les mains étendues sur le nouveau diacre et le peuple, prononce la bénédiction :

Dieu vous a appelé à être au service des autres dans son Église ;
Qu’il vous donne un grand dévouement envers tous,
spécialement envers les pauvres et les affligés.

L’assemblée :

Amen.

L’évêque :

Dieu vous a confié la charge d’annoncer l’Évangile du Christ ;
Qu’il vous aide et vous donne de vivre selon sa Parole
p
our que vous soyez un témoin sincère et fervent.

L’assemblée :

Amen.

L’évêque :

Dieu a fait de vous un intendant de ses mystères ;
Qu’il vous donne d’imiter Jésus Christ, son Fils,
et de servir dans le monde l’unité et la paix.

L’assemblée :

Amen.

L’évêque :

Et vous tous ici présents,
que Dieu tout-puissant vous bénisse,
le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

L’assemblée :

247 Après la bénédiction, le diacre renvoie le peuple, et la procession se déroule jusqu’à l’endroit où l’on s’est habillé.