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Questions sur le diaconat

mardi 20 septembre 2011

 

Voici les réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet du diaconat permanent. Elles permettront d’éclaircir le terrain en vue d’une information plus approfondie sur le sujet.

1.- Qu’est-ce qu’un diacre ?
2.- Pourquoi l’ordonner ? Beaucoup de chrétiensservent les plus pauvres sans être ordonnés.

3.- Le diacre ordonné reste-t-il laïc ? 
4.- Le diacre peut-il dire la messe
5.- Le diacre peut-il confesser
6.- Finalement, le diacre n’a pas plus de pouvoir qu’un laïc. En Afrique, par exemple, en l’absence du prêtre, les catéchistes baptisent, distribuent la communion, président des mariages... Exact ?
7.- Le diacre est-il payé ?
8.- Une famille, une profession, le service à l’autel (eucharisties, baptêmes, mariages, etc.), le service des pauvres..., cela ne fait-il pas beaucoup pour un seul homme ?
9.- Ne peut-on dire que le rétablissement du diaconat permanent est providentiel compte tenu du manque de prêtres ?
10.- Je vous entends bien. Mais alors, les diacres ne prennent-ils pas la place des prêtres ouvriers, ou des ouvriers prêtres comme on dit aujourd’hui ?
11.- Si l’on engage beaucoup de laïcs comme assistants paroissiaux, y aurait-il encore besoin de diacres ?
12.- Autre différence avec le prêtre, le diacre peut se marier, n’est-ce pas ?
13.- Quelle est le rôle de l’épouse du diacre ?
14.- Y a-t-il certains métiers qui seraient incompatibles avec la fonction de diacre ?
15.- Un diacre célibataire peut-il être ordonné prêtre ?
16.- Imaginons la situation suivante : un diacre devient veuf. L’évêque estime que cet homme pourrait devenir un bon prêtre. Ne pourrait-il lui conférer le presbytérat ?
17.- Comment un diacre prend-il conscience de sa vocation ?
18.- Si un homme souhaite devenir diacre, que doit-il faire ?
19.- En quoi consiste la formation préparant au diaconat ?
20.- Quelles qualités sont exigées d’un futur diacre ?

1.- Qu’est-ce qu’un diacre ?

- Le mot "diacre" signifie "serviteur". Le diacre est donc celui qui, à l’exemple du Christ, le véritable et le premier serviteur, se met en permanence au service des autres, spécialement des plus pauvres. Il donne un visage à l’Eglise servante. C’est dans ce but qu’il est ordonné par l’Evêque.

2.- Pourquoi l’ordonner ? Beaucoup de chrétiens servent les plus pauvres sans être ordonnés.

- Vous avez raison. La différence entre un laïc et un diacre est que ce dernier, étant ordonné diacre, est ainsi reconnu officiellement par l’Eglise comme ayant véritablement le charisme (le don) de service. De plus, le diacre s’engage à ce service de manière permanente, à vie, alors qu’un laïc peut mettre fin à un engagement qu’il a pris dans l’Eglise. De plus, le sacrement de l’Ordre accorde au nouveau ministre les grâces nécessaires pour accomplir cette mission, au nom de l’Eglise.

3.- Le diacre ordonné reste-t-il laïc ?

- Le Concile Vatican II a rétabli le diaconat permanent et a rappelé que le sacrement de l’Ordre comprend trois degrés :
 - l’épiscopat (les évêques).
 - le presbytérat (les prêtres)
 - le diaconat (les diacres)

Par définition, une fois ordonné, le diacre (comme le prêtre et l’évêque) n’est plus laïc. Il est "ministre" comme le prêtre et l’évêque. Ainsi, aux yeux de la loi belge, le diacre est considéré, lui aussi, comme "ministre du culte"
(Note du Webmaster : ceci devait être vrai dans une ancienne loi mais actuellement, je ne connais aucun article de loi belge affirmant que le diacre soit ministre du culte. Mais si vous dénichez ce fameux article, écrivez-moi vite, vite)

4.- Le diacre peut-il dire la messe ?

- Non, seul le prêtre (et l’évêque, bien sûr) peut célébrer la messe. Pour sa part, le diacre, qui représente à l’autel la communauté dont il est membre, officie aux côtés du prêtre ou de l’évêque et l’assiste au cours de la célébration eucharistique, par certains gestes et par la parole.

Au cours de l’Eucharistie, le rôle le plus important et le plus spécifique du diacre est de proclamer l’Evangile. Même dans une concélébration rassemblant de nombreux prêtres et évêques, c’est au diacre qu’il revient d’assumer cette responsabilité. Il peut aussi commenter la Parole de Dieu, dans l’homélie qu’il aura préparée.

5.- Le diacre peut-il confesser ?

- Non, car le sacrement de réconciliation est réservé au prêtre. Par contre, il entre dans les attributions du diacre de baptiser, de bénir un mariage (sans messe ou au cours d’une messe célébrée par un prêtre) et aussi célébrer des funérailles (sans eucharistie). Le sacrement des malades est également réservé au prêtre.

Pour le reste, le diacre peut faire tout ce que fait un prêtre : bénir une médaille, une maison ; animer une prière communautaire...

Le diacre peut aussi être aumônier d’un groupe ou d’une institution.

6.- Finalement, le diacre n’a pas plus de pouvoir qu’un laïc. En Afrique, par exemple, en l’absence du prêtre, les catéchistes baptisent, distribuent la communion, président des mariages... Exact ?

- Votre remarque est judicieuse. S’il est nécessaire d’indiquer ce qu’un diacre peut faire ou ne pas faire, il reste que le diacre ne doit pas être défini par ce qu’il fait mais par ce qu’il est. Il est avant tout un serviteur, signe de Jésus, le serviteur de tous, chargé de signifier à la communauté écclésiale qu’elle doit être servante.

En fait, au début de l’Eglise, les diacres ont été choisis pour "assurer le service des tables", le service de la charité. C’est ainsi qu’ils avaient la charge de distribuer les aumônes aux pauvres. Ainsi, aujourd’hui, le diacre part de l’autel pour se mettre au service des pauvres. Ce mot "pauvres" doit être entendu au sens large : ce peut être des gens dans le besoin, des malades, des handicapés, des isolés, des sans emploi... mais aussi des enfants et des jeunes (qui cherchent leur voie) ou des gens aux marges de l’Eglise... C’est ce qu’on appelle "l’apostolat du seuil".

Le diacre est aussi le serviteur de la Parole de Dieu : il est envoyé par l’évêque pour porter la Bonne Nouvelle aux croyants et incroyants, pour leur enseigner la foi.

7.- Le diacre est-il payé ?

- Le diacre, le plus souvent, exerce une profession, un métier. Après son ordination, il continue à l’exercer, quoique dans un esprit différent. Son salaire lui permet de vivre et aussi, s’il est marié, de subvenir aux besoins de sa famille. S’il est plus âgé et pensionné, il dispose de sa pension.

Généralement, quand le diacre se livre à des activités pastorales hors de sa profession, il n’est pas rétribué pour cela.

On peut cependant noter l’une ou l’autre situation plus rare où le diacre exerce, à temps partiel ou à plein temps, une responsabilité d’Eglise. Il peut être attaché à une paroisse, à un secteur ou employé dans une organisation d’Eglise. Puisque cette activité constitue son emploi, il est normal qu’il perçoive un juste salaire. Cependant, ces cas, chez nous, restent l’exception et devraient le rester. Par ailleurs, il y a aussi les aumôneries : prisons, cliniques, mouvements de jeunesse et d’adultes. Les diacres qui les prennent en charge peuvent être rémunérés.

8.- Une famille, une profession, le service à l’autel (eucharisties, baptêmes, mariages, etc.), le service des pauvres..., cela ne fait-il pas beaucoup pour un seul homme ?

- Il faut renoncer à juger le rôle du diacre sur base du nombre d’heures qu’il consacre à son ministère. Le diaconat est d’abord un état, et un état d’esprit. Ainsi, dans sa famille, le diacre qui parle à son épouse, qui s’occupe de ses enfants, etc. remplit ainsi son rôle de diacre, en tant qu’époux et père. De même, dans l’exercice de sa profession, en faisant bien son travail (qui est service aux autres), quand il entretient de bonnes relations avec des collègues, éventuellement avec des clients, le diacre accomplit sa mission. Si, durant ses loisirs, il va voir un match ou participe à une fête de quartier... il se montre fidèle à son service diaconal. Dans les différents contextes de sa vie, le diacre est donc en permanence un signe : Dieu, le Christ, l’Eglise voient que ces activités sont bonnes et le confirment en y envoyant l’un de ses ministres ordonnés. Et bien sûr, le diacre exerce son ministère lorsqu’il est à l’autel, lorsqu’il exerce le ministère de la Parole comme lorsqu’il se consacre à un apostolat spécifique : visite des malades, soutien à des chômeurs, etc.

Bien sûr, lorsque le diacre est pensionné, il dispose de plus de temps libre à consacrer à un apostolat plus spécifique. Et lorsqu’il avance en âge ou tombe malade, il lui reste un apostolat magnifique : celui de la prière et du rayonnement de sa foi auprès de tous ceux qui l’entourent.

9.- Ne peut-on dire que le rétablissement du diaconat permanent est providentiel compte tenu du manque de prêtres ?

- Ne tombons pas dans ce piège ! Suite au manque de prêtres, beaucoup de fidèles, et même des prêtres, veulent recourir aux diacres pour distribuer les sacrements et, plus généralement, pour accomplir des tâches paroissiales. Cette manière de vouloir "boucher les trous" constitue aujourd’hui un grand danger pour le diaconat.

Il faut donc résister à cette tentation. Certes, le diacre peut aider les prêtres. Et il le fait. Cependant, le diacre a un rôle propre à jouer. Il serait regrettable qu’il en doit détourné, que l’on en fasse un "pseudo-prêtre"... et cela quelle que soit l’urgence que crée la crise des vocations sacerdotales.

Le diacre est d’abord diacre dans son milieu de vie : sa famille, sa profession, son quartier, ses loisirs. Il est important qu’il y ait des ministres ordonnés qui travaillent en usine, dans les bureaux, qui exercent des professions aussi variées que celles de chauffeur, médecin, avocat, pompier, journaliste, infirmier, commerçant, enseignant...

Il reste que le diacre a un rôle à jouer à l’autel : serviteur de la Parole et du calice. Mais ce rôle doit être lié au service qu’il assure dans sa vie de tous les jours. Par conséquent, un candidat-diacre qui, par des aspirations liturgiques étriquées, voudrait devenir un "super-sacristain", ou un "presque-prêtre", en limitant son apostolat à l’aspect liturgique ne répondrait pas à une véritable vocation diaconale, largement ouverte sur la vie quotidienne des hommes.

Le diacre doit toujours être soucieux de maintenir un équilibre entre ses trois missions : ministère de la charité, liturgie et prédication de la Parole.

10.- Je vous entends bien. Mais alors, les diacres ne prennent-ils pas la place des prêtres ouvriers, ou des ouvriers prêtres comme on dit aujourd’hui ?

- On peut retourner la question : les prêtres ouvriers (ou les ouvriers prêtres) n’ont-ils pas été créés pour répondre à un besoin qui, à l’époque, n’était pas rencontré, faute de diacres permanents ?

11.- Si l’on engage beaucoup de laïcs comme assistants paroissiaux, y aurait-il encore besoin de diacres ?

- ... et y aurait-il encore besoin de prêtres ? Le rôle d’assistants laïcs dans les paroisses est important. Cependant, l’Eglise dispose d’un sacrement pour ordonner ses ministres. Il est donc normal qu’elle continue à y avoir recours si elle découvre des vocations de candidats - prêtres et diacres - qui acceptent de s’engager à titre définitif au service d’une communauté. De plus, les assistants paroissiaux sont au service d’une paroisse tandis que les diacres ont d’abord une mission dans leur milieu professionnel.

12.- Autre différence avec le prêtre, le diacre peut se marier, n’est-ce pas ?

- En rétablissant le diaconat comme état permanent, le Concile Vatican II a décidé que des hommes mariés, âgés d’au moins 35 ans, pouvaient être ordonnés diacres. Toutefois, pour être accepté à la préparation au diaconat, un homme marié doit pouvoir montrer qu’il forme avec son épouse un couple stable et uni depuis de nombreuses années, qu’il élève convenablement ses enfants, s’il en a, et qu’il gère bien sa maison.

Cependant, après son ordination, un diacre ne peut se marier, s’il est célibataire ; ou se remarier s’il devient veuf. C’est une règle permanente dans l’Eglise : un homme ordonné, prêtre ou diacre, ne peut recevoir le sacrement de mariage.

Toutefois, une exception peut être admise par l’évêque dans le cas d’un diacre dont l’épouse décède alors que leurs enfants sont encore très jeunes. Pour le bien de ceux-ci, un remariage peut être un bien supérieur à la règle générale.

13.- Quelle est le rôle de l’épouse du diacre ?

- Ce rôle est très important. D’abord, il faut avant tout qu’elle soit en harmonie avec le projet de son mari : sans cet accord que l’épouse marque à chaque étape de la formation diaconale et qu’elle est invitée à renouveler publiquement au cours de la cérémonie d’ordination, la candidature du diacre ne peut être retenue quelles que soient ses qualités personnelles et l’évidence de la vocation de ce dernier.

Accepter que son mari devienne diacre implique pour la femme davantage qu’une simple tolérance, du type "Fais ce que tu veux". Le "oui" qu’elle prononce est complémentaire de celui du mariage ; il doit atteindre la qualité et la densité d’un engagement positif, d’un soutien et d’une collaboration sans réserve. En particulier, elle devra être d’une extrême discrétion. Si son mari est seul à être ordonné, elle est fortement impliquée, de mille manières, par le ministère dans lequel il s’engage.

Ajoutons que, si elle le peut, l’épouse est vivement encouragée à accompagner son mari aux cours de formation au diaconat, de façon à l’associer plus étroitement à la préparation de son époux. De plus, par la fréquentation de diacres, d’autres candidats diacres et de leurs épouses, le couple découvrira toujours mieux ce que le diaconat exige, notamment dans leur vie conjugale et familiale.

D’un autre point de vue, il serait difficile d’accepter comme diacre un candidat qui remplirait toutes les conditions mais dont la femme aurait une conduite critiquable : mésentente avec la plupart de ses voisins, médisance, interventionnisme...

14.- Y a-t-il certains métiers qui seraient incompatibles avec la fonction de diacre ?

On veillera à ce que les diacres n’exercent pas des activités ou des professions qui ne conviennent pas ou empêchent l’exercice fructueux de leur ministère.

Pour ne pas entrer dans les détails, nous renvoyons ici au chapitre du Code de droit canonique relatif aux obligations et aux droits des clercs.

Can. 285 - par. 1. Les clercs s’abstiendront absolument de tout ce qui ne convient pas à leur état, selon les dispositions du droit particulier.

par 2. Les clercs éviteront ce qui, tout en restant correct, est cependant étranger à l’état clérical...

Can. 286 - Il est défendu aux clercs de faire le négoce ou le commerce par eux-mêmes ou par autrui, à leur profit ou à celui de tiers, sauf permission de l’autorité ecclésiastique légitime.

Can. 287 - par. 1. Les clercs s’appliqueront toujours et le plus possible à maintenir entre les hommes la paix et la concorde fondée sur la justice.

Can. 288 - Les diacres permanents ne sont pas tenus aux dispositions des can. 284, 285 par. 3 et 4, 287 par. 2, à moins que le droit particulier n’en dispose autrement.

(Ndlr : Ce Canon atténue bon nombre d’exigences.)

Can. 289 - par. 1. Comme le service militaire ne convient guère à l’état clérical, les clercs et les candidats aux Ordres sacrés ne seront pas volontaires pour l’armée, sans la permission de leur Ordinaire.

par.2. Les clercs useront des exemptions des charges ou des fonctions civiles publiques étrangères à l’état clérical, que les lois civiles, les conventions ou les coutumes leur accordent, à moins que l’Ordinaire propre n’en décide autrement dans des cas particuliers.

NB : Il faut aussi dans certains cas tenir compte de la législation civile de l’Etat belge.

15.
- Un diacre célibataire peut-il être ordonné prêtre ?

- Comme vous le savez, avant d’être ordonné prêtre, un séminariste doit être ordonné d’abord diacre. Cependant, lorsque l’évêque admet un célibataire comme diacre permanent, c’est donc qu’il a discerné que cet homme n’avait pas de vocation sacerdotale. Autrement, l’évêque peut lui demander de se préparer au presbytérat. Le candidat est libre d’accepter ou non. S’il ne répond pas positivement à cet appel de l’évêque, le candidat s’oriente vers le diaconat permanent, qui, comme le mot l’indique, constitue une état continu et durable.

16.- Imaginons la situation suivante : un diacre devient veuf. L’évêque estime que cet homme pourrait devenir un bon prêtre. Ne pourrait-il lui conférer le presbytérat ?

- Théoriquement oui, si le candidat accepte. Cependant, n’oublions pas que le diaconat a une valeur en soi . Il faut éviter de retomber toujours dans la même ornière : ignorer que le diaconat est un degré spécifique du sacrement de l’Ordre, indispensable à l’Eglise, et non un moyen de remédier au manque de prêtres. Ce manque de prêtres est un grave problème. En tentant de résoudre ce problème au détriment de l’identité du diaconat, nous rendrions un mauvais service à l’Eglise. Sauf cas particuliers à examiner.

17.- Comment un diacre prend-il conscience de sa vocation ?

- Un chrétien qui cherche à aimer le Seigneur et à servir ses frères peut être amené à réaliser (d’un coup ou progressivement) qu’il est appelé à une vocation spéciale (vie religieuse, presbytérat ou diaconat). Ayant appris le rétablissement du diaconat permanent par des lectures, des contacts, ce chrétien peut comprendre que Dieu l’appelle à être diacre.

Une autre manière de prendre conscience de sa vocation est l’interpellation. Un chrétien peut être interpellé par sa communauté ou plus particulièrement par son curé, un prêtre ami, un diacre ou un laïc : "Tu n’as jamais pensé au diaconat ?" Après discussions avec d’autres chrétiens, réflexions et prière, le chrétien interpellé peut découvrir qu’il y a là un appel de Dieu.

C’est d’ailleurs une tradition de l’Eglise ancienne : la communauté chrétienne demandait à certains de ses membres, qu’elle estimait qu’ils remplissaient les conditions, de devenir ses ministres (diacre, prêtre ou évêque). Certains diocèses en reviennent à cette coutume et demandent aux communautés d’interpeller certains de leurs membres susceptibles de devenir diacres.

18.- Si un homme souhaite devenir diacre, que doit-il faire ?

- Il doit écrire à l’évêque. Celui-ci chargera le Conseil diaconal, composé de prêtres et de diacres, d’examiner la demande du candidat.

Ainsi le prêtre responsable diocésain du diaconat et/ou un diacre rencontrera le candidat (et son épouse, s’il est marié). Par ailleurs, le Conseil diaconal sollicitera l’avis de fidèles de l’entourage du candidat, de prêtres et de diacres qui le connaissent : cette personne
a-t-elle les qualités et aptitudes pour devenir diacre ?

En fonction de ces rencontres et des témoignages recueillis, le Conseil diaconal remettra un avis à l’évêque qui alors décidera s’il accepte ou non le candidat, d’abord à un pré-cheminement.

19.- En quoi consiste la formation préparant au diaconat ?

- Le candidat diacre se rend un samedi sur deux aux cours (qui se vivent actuellement à Rochefort, au centre géographique du diocèse) pour y suivre des cours et y vivre avec d’autres candidats diacres, des diacres et des prêtres formateurs.

Les cours portent sur l’histoire de l’Eglise, l’interprétation de la Bible, les réalités de la foi, la morale et les sacrements.

Les participants à cette formation prient aussi ensemble (liturgie des heures) et participent à l’eucharistie. Au cours de celle-ci, un candidat prononce l’homélie, laquelle sera évaluée : cela fait aussi partie de la formation.

20.- Quelles qualités sont exigées d’un futur diacre ?

- Il y a bien sûr un ensemble de qualités évidentes : le candidat doit se montrer homme de prière, d’une piété éclairée, accueillant, sociable, en harmonie paisible avec son voisinage, tourné vers le service des autres. Il doit se sentir bien dans sa peau, être bien équilibré et pouvoir s’exprimer en public. Il doit également avoir une aptitude à la collaboration, savoir travailler en équipe. S’il est marié, il doit être bon époux et bon père de famille. Et aussi, comme tout bon serviteur, être humble.

Bref, il doit être proche de Dieu, proche des hommes par le service, avec priorité à sa famille, à sa profession.

Il est demandé aussi des qualités moins évidentes : d’abord, il doit se montrer ouvert. Ceci dans deux sens.

- D’abord ouverture d’esprit ; esprit large, il ne cherchera pas à imposer ses idées, sa vérité.

- Sans parti pris, sans esprit de clocher ou de clan, il sera à l’écoute de chacun. Intégré et actif dans son milieu de vie et dans sa paroisse, il manifestera son intérêt et sa solidarité à l’égard de tous, prenant part à leurs joies, à leurs peines, à leurs espérances, à leurs tâches.

Rappelons que le diaconat est le sacrement du service. Ce service, le futur diacre doit déjà l’exercer d’une manière ou d’une autre, dans sa famille, à son travail, dans sa paroisse. L’ordination confirmera une vocation de service qui existe préalablement : "Deviens ce que tu es !"

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