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Profession des diacres

mardi 20 septembre 2011

 

Le diacre dans sa profession

Résultats de l’enquête menée auprès des diacres permanents francophones en 2001.

1. Les réponses

Sur les 205 diacres permanents francophones interrogés, 43 ont répondu à l’enquête, soit 21 %. Ce chiffre n’est pas, en soi, un record mais, comparativement aux 10 % habituellement attendus, ces 21 % constituent une jolie performance.

D’autant plus que la répartition entre diacres « actifs » et diacres « retraités » professionnellement est parfaitement équilibrée : 49 % des réponses viennent de diacres en activité professionnelle et 51 % des réponses viennent de diacres pré-pensionnés, préretraités ou pensionnés.

SECTEUR D’ACTIVITÉ

ACTIFS

RETRAITÉS

TOTAL

Médical / Paramédical

22 %

5 %

27 %

Enseignement

6 %

12 %

18 %

Associatif

5 %

---

5 %

Industries

8 %

15 %

23 %

Banques - Assurances

---

6 %

6 %

Justice - Police

2 %

5 %

7 %

Services

6 %

6 %

12 %

Agriculture

---

2 %

2 %

TOTAL

49 %

51 %

100 %

2. La première question : Précisez le rôle professionnel que vous jouez

À cette question, les réponses sont essentiellement concises et factuelles. Néanmoins, elles révèlent une très grande diversité dans les rôles, les fonctions, les niveaux de responsabilité ainsi que dans les secteurs de l’activité économique ou sociale :

Professeur de menuiserie (Enseignement de l’Etat), aumônier en clinique psychiatrique, laborantin dans un hôpital civil, directeur d’un service résidentiel d’aide à la Jeunesse, médecin généraliste, professeur de français, directeur administratif d’une clinique, chef comptable dans l’industrie textile, cadre dans une équipe de secrétariat dans une banque, chef d’entreprise (P.M.E.), dessinateur industriel dans un bureau d’études, chef de service en radiodiagnostic dans un hôpital, enseignement dans le spécial, accompagnateur psychoaffectif et spirituel dans un service de soins palliatifs, secrétaire général d’une A.S.B.L, employé dans une compagnie d’assurances, professeur de religion à mi-temps et au Barreau à mi-temps, pharmacien d’officine et biologiste, inspecteur principal de police, chargé des relations économiques avec les pays communistes, inspecteur technique à la S.N.C.B, agriculteur, conducteur de trains, journaliste indépendant et attaché de direction dans des organismes catholiques de médias, infirmier technologue en imagerie médicale, permanent au service de l’Église, thérapeute conjugal, cadre supérieur dans l’industrie pharmaceutique, sapeur-pompier, …

On ne peut certainement pas dire que les diacres sont faits dans le même moule. (Pas plus qu’on ne peut dire « autant de diacres, autant de moules ! »). On ne peut pas dire non plus, à travers les réponses, que le diaconat est réservé à certains statuts sociaux : s’il y a des salariés, il y aussi des indépendants ; des ouvriers, des employés de la sidérurgique, mais aussi du monde agricole.

La variété est aussi grande dans le niveau de responsabilité ou d’initiative. Plusieurs ont créé leur propre entreprise et en assurent toujours la direction, ou en sont devenus l’administrateur gérant.

Le lieu de travail, le territoire couvert est aussi diversifié : de la paroisse dans laquelle on vit, l’officine ou le cabinet privé jusqu’aux relations économiques avec les pays communistes.

Si la plupart des répondants se limitent à l’énoncé de leur profession, quelques-uns précisent leur réponse :

- Donner la dignité aux élèves des classes professionnelles. Une vie passionnante et fructueuse. (Enseignant du Technique Libre)

-   Comme professeur de Français, j’avais souvent l’occasion de parler « religion » avec les élèves ! (Enseignant du Secondaire Communal)

- Nous avons la grâce de pouvoir vivre à la fois notre profession et notre engagement diaconal dans un milieu privilégié, à savoir celui des soins palliatifs. (Directeur Hospitalier)

- J’ai retrouvé la pastorale des divorces mais sous un angle canonique, cette fois. La pastorale orthodoxe en la matière est bien plus réaliste et donc humaine que la pastorale catholique ! Les gens en situation ayant passé outre à l’Église catholique, il serait intéressant de confronter les pastorales. Il est urgent de le dire … et de le faire. (Juriste)

3. La deuxième question : Indiquez dans quelle mesure ce milieu était, au départ, ouvert au « religieux »

- Ouvert au « religieux » : 49 % -Fermé au « religieux » : 31 % - Relatif 21 % - Sans réponse : 7 %.

D’une manière générale, les personnes qui font état d’un milieu fermé au « religieux » précisent qu’elles y étaient ou y sont respectées en tant que personnes ayant des convictions, même si elles étaient ou sont souvent taquinées.

Le terme « hostilité » ne figure qu’une seule fois dans les réponses. Et encore, il s’applique au religieux catholique et surtout à l’Église et au Pape. Par deux fois est évoquée une évolution au fil des années.

Par ailleurs, les personnes travaillant dans des institutions chrétiennes disent majoritairement que le milieu était ou est ouvert au religieux. Une note très discordante, cependant, est à signaler à travers cette réflexion : « Si dans l’entreprise privée, beaucoup de coups sont permis, ils ne le sont pas tous ; dans l’Église, il arrive qu’ils soient TOUS permis. Il y a parfois un dangereux mélange entre for externe et for interne ».

Fermé au « religieux »

- Milieu de la Ville de BRUXELLES fermé au religieux. Il a fallu se faire accepter.

- Milieu de la banque très matérialiste et fermé au religieux.

- Le milieu n’est pas ouvert aux sujets religieux, mais mes collègues entretiennent de bonnes relations avec moi.

- Pas du tout ! La Direction est franc-maçonne.

- Au Barreau, très individualiste au point de vue religieux, je n’ai pratiquement rien pu faire.

- Le « milieu » n’est pas « ouvert au religieux », mais il est bien connu que je suis diacre. Mais il y a une manière chrétienne d’exercer la profession, par les contacts, le respect des personnes, le refus de certains choix … et la multitude des confidences et consultations en tous genres.

- Milieu de travail TRÈS fermé à la religion, mais on respectait néanmoins mes convictions et on me charriait pas mal aussi !

- Pas de politique. Aucun rapport sinon le travail.

- Ce milieu est complètement hostile au religieux catholique et surtout à l’Église et au Pape.

- Si au début de mes 42 années passées, il y avait encore du religieux (pèlerinages à Chèvremont avec des représentants du personnel, St Éloi trônant dans beaucoup de locaux), les dernières années ne permettaient plus d’avoir « un état d’âme » !

- Pas spécialement lié au « religieux ».

Ouvert au « religieux »

- Par l’étiquette d’abord, par l’optique du Directeur (son frère est prêtre), par un lieu « la Chapelle » qui prête à l’intériorité.

- L’association qui m’emploie est une initiative chrétienne, animée par des chrétiens.

- Il l’était car Clinique des Sœurs.

- Mon école – réseau libre catholique – est très ouverte au religieux.

- Ayant créé moi-même l’entreprise, le milieu a été dès le départ ouvert au « religieux ». Cependant, je n’ai jamais choisi le personnel, les clients ni aucune autre relation professionnelle en fonction du « religieux ».

- La Charte de l’institution est explicite à cet égard.

- Milieu social avec ouverture sur le sens de la vie.

- Aussi étrange que cela puisse paraître, notre succès dans les pays communistes tient à ce que, depuis 1964, nous nous y présentions comme catholiques et capitalistes.

- Milieu relativement religieux. Lors de mon ordination diaconale le 27.12.1969, plus de 90 % des agents de mon service étaient présents. Mon engagement dans le ministère diaconal m’a permis de rendre service à bon nombre d’agents de mon service et aussi à d’autres.

- École dirigée par des religieux.

- Cette structure a été créée par la Congrégation des Sœurs … Elle est donc implicitement ouverte au « religieux », tout en soulignant que la maison respecte intégralement les convictions philosophiques et religieuses des patients qui y sont accueillis et accompagnés dans leur fin de vie.

- Présence d’Église en raison de la Constitution. Droit d’exercer le culte et recevoir l’aide morale et spirituelle souhaitée.

- Tous ces organismes constituaient un milieu professionnel atypique puisque chacun était un organe technique de l’Église (diaconie) mais sans dépendre d’elle hiérarchiquement. Chaque fois, le directeur ou le secrétaire général et/ou le président était un prêtre.

- Très.

 Relatif

- Peu ouvert, car les « prêtres » = professeurs de religion se débinaient pour un rien laissant aux professeurs laïcs le soin de les remplacer en étude. Aussi, dès mon ordination, mes collègues m’ont demandé si j’allais les imiter.

- On respectait ceux qui se disaient chrétiens (parfois, de la part de certains, un peu de moquerie).

- Très relatif dans ma profession de médecin généraliste. Mais, après quelques rencontres, certaines personnes s’expriment sur leurs convictions et c’est l’occasion d’un dialogue.

- Institutionnel chrétien : peu ouvert au témoignage et à l’annonce « contraignante » de la Parole (notamment sur les structures et la finance). Accueillant au caritatif et à la sacramentalisation.

- Etablissement anciennement dirigé par des Sœurs franciscaines et repris par une Intercommunale.

- Mes collègues connaissent bien mon état et savent qu’ils peuvent me contacter quand ils ressentent le besoin. Certains membres de la hiérarchie sont anti-cléricaux.

- Je travaille dans une société peu ouverte au milieu religieux, mais j’ai la chance d’être dans un service où mes collègues sont tous chrétiens, sans être tous engagés.

- Ecole catholique en milieu rural … ça ne veut pas dire que c’est plus facile !! Les célébrations ne vont plus de soi. Parler de foi non plus … au nom de la tolérance, une dilution du message fait partie de la culture actuelle.

- Intérêt seulement pratique : pendant mon cours, le titulaire était libéré. Mais partout, une très franche collaboration et bonne atmosphère.

- Si je ne puis dire que le milieu professionnel est ouvert au religieux, par contre le milieu est peu favorable à la pratique régulière car les services de travail ne tiennent pas compte des dimanches et jours fériés. De ce fait, peu de conducteurs pratiquent régulièrement et trouvent facilement une excuse pour se justifier. Par contre, durant toute ma carrière professionnelle, seuls quelques-uns m’ont signifié ne pas croire. Beaucoup m’ont dit : « Je crois, mais ne pratique pas ».

- Au moment de la formation au diaconat permanent et de l’ordination, Clinique privée ouverte au religieux. Conversations assez régulières avec les collègues. Actuellement, suite à une restructuration impliquant l’absorption par une Intercommunale, cela débouche sur un gommage des caractéristiques religieuses de l’établissement. Le renouvellement de l’équipe ‘médecins, infirmier(e)s, secrétaires) a également modifié le contenu des conversations – glissement vers une indifférence religieuse, en tout cas mise en sourdine pour ceux et celles qui vivent encore un petit quelque chose de religieux.

- Milieu ouvert au religieux à condition qu’il ne soit pas propagandiste.

- Il y a toujours, surtout chez les aînés, une certaine référence au « religieux » mais pas nécessairement au Christ mort et ressuscité. En général, le fait que je suis diacre est perçu avec respect quoique parfois avec un humour … au fil des événements.

4. La troisième question : Comment exercez-vous votre ministère dans votre milieu de travail ?

Impossible de reprendre les 43 témoignages dans leur intégralité.

Quelques maîtres mots se dégagent :

Dans 48 % des cas, vient le mot « écoute »

Dans 17 %, viennent les mots : « baptême », « funérailles », « présence ».

Dans 14 %, les mots « réponse-solution », « service », « mariages » .

Dans 10 %, « accompagnement », « disponibilité », « prière », « questionnement ».

Dans 7 %, « confidences », « compétence », « Évangile », « honnêteté », « aide », « soutien », « conseils », « discrétion », « interpellation », « respect », « sacramentaux, sacrements ».

Dans 3 %, « attention », « bénévolat », « contamination », « accueil », « abandon à Dieu », « discussion », « difficultés », « correction »,

« entretiens », « exemple », « famille », « joie », « humain », « maladies », « patience », « partage », « proposition », « quolibets », « rencontre », « réconfort », « situations difficiles », « serviabilité ».

Une dominante : l’écoute, l’accueil, l’accompagnement

- Par une écoute attentive : en prenant mon temps avec chacun. - Je suis à l’écoute des autres- En étant là, tout simplement, à l’écoute et disponible ! - Attitude d’« accueil » de « TOUS », sans aucune discrimination- Écoute des problèmes matériels et oraux de tous les agriculteurs qui étaient clients pour le centre d’insémination. - Être à l’écoute, aider dans les démarches, proposer des solutions (famille, éducation, …) - Je n’envisage pas avoir un rôle particulier si ce n’est le rôle de témoin de l’Évangile et celui d’écoute de la détresse humaine, mais cela, quel que soit le lieu. - Je pense jouer mon rôle de Diacre dans l’écoute des confidences lourdes à porter et de porter ces poids dans la prière. - Mon ministère au milieu de travail était surtout un ministère d’écoute, de soutien et d’accompagnement. - La rencontre des malades en fin de vie et des familles est une occasion de nouer des relations humaines où les personnes peuvent être écoutées, soutenues et accompagnées dans les moments difficiles. - Ministère au milieu de travail est un ministère d’écoute.

Une manière d’envisager le travail

- Méthodes pédagogiques faites de bénévolat. - Je tente de mettre un peu de joie dans une ambiance tristounette- Comme avant d’être ordonné, je donne des cours de religion et je participe à l’animation de retraites, de groupes de prières… Mais l’ordination au diaconat a transformé quelque chose – pas prioritairement au niveau du « faire » - mais aussi au niveau de l’ « être ». Par ailleurs, les élèves, leurs parents, les collègues savent que je suis diacre et cela m’amène à être « 1001 fois » interpellé pour un accompagnement, une présence, une écoute : bien souvent, à l’occasion de difficultés vécues par ces personnes mais aussi à l’occasion d’événements heureux : baptême, mariage, … - Polyvalence de responsabilités exercées et remplies avec le plus de compétence possible et de cœur (serviabilité évangélique). - Être d’abord compétent dans mon travail. - Je me chargeais de situations difficiles dans le milieu du travail- J’essaie de travailler avec « humanité » et en respect des gens simples et pauvres.

L’idée de témoignage personnel prédomine, et cela interpelle

- Être contaminant de Dieu, d’abord par ma foi. - En essayant d’assumer le plus évangéliquement possible mes responsabilités. - Je n’exerce pas mon ministère dans mon milieu de travail. Ma façon de vivre (10 enfants dont 8 adoptés – 5 handicapés) mon ouverture aux valeurs évangéliques interpelle et dérange parfois. - Par l’exemple, par l’acceptation « souriante » des quolibets, en se faisant respecter. - Le slogan « l’Église a perdu la classe ouvrière, elle perd(ra) la classe intellectuelle » a cessé de par ma présence disponible. - Je n’ai jamais caché mes convictions et ma foi au Christ. La croix au revers du veston interpellait autant la Direction que le personnel : mon engagement diaconal était parfois l’objet de quolibets, mais il avait aussi beaucoup de respect.

En étant une référence

- Je réponds à l’une ou l’autre question. - En répondant aux demandes : questions de sens, de spiritualité. - Une épouse d’avocat a suivi un recyclage de la Foi pour diplômés enseignants. J’ai donné quelques avis sur des réconciliations pré-divorce à des confrères. Cela a réussi une fois ou l’autre ! - Possibilité de « questionnement » par beaucoup de clients et par certains confrères : « Et toi, qu’en dirais-tu ? » - Mes collègues me posaient aussi pas mal de questions quant à la religion proprement dite et acceptaient très souvent mes commentaires.

A travers la célébration de sacrements, de sacramentaux

- En répondant aux demandes de sacrements ou de sacramentaux (rarement) - Mes collègues faisaient appel à moi lors de maladie, de décès, de baptême aussi. - J’étais régulièrement sollicité pour célébrer le mariage ou le baptême dans certaines familles ainsi que pour assister le prêtre célébrant lors de funérailles en y prononçant l’homélie. A la St Éloi, messe pour le service. - Participation aux célébrations religieuses- J’ai eu l’occasion de préparer des baptêmes d’enfants de collègues et souvent j’accompagnais le prêtre lors de funérailles de collègues de travail. - J’ai assuré un mariage d’un membre du personnel- Il m’arrive de baptiser des enfants ou petits-enfants de collègues.

Dans la discrétion

- En essayant d’être fidèle à la dimension d’enfouissement du diaconat. - Être présent au milieu des autres, sans ostentation, mais aussi sans cacher ma foi - C’est souvent dans le secret de mon cœur que je vis mon ministère diaconal et que je parle de Dieu et des valeurs chrétiennes sans les nommer explicitement et directement. - Je ne provoque rien, j’écoute, je réponds, je suis ministre discret, je ne m’attire pas que des amitiés, mon ministère se vit surtout dans ma relation avec les malades. Écoute, réconfort, patience, disponibilité. La patientèle a évolué : plus de personnes marginales, étrangères, milieu plus pauvre.

Dans un esprit de service

Il ne m’a pas fallu être ordonné, au sens ecclésial du mot, pour devenir « diacre », c’est-à-dire au service. Je crois avoir toujours eu, surtout grâce à ma femme, le sens du service. Mais à la base de ce service j’ai surtout essayé de vivre nos valeurs que nous voulons chrétiennes. - Je suis au service des autres- Attitude de « service » et de « disponibilité ». - Montrer qu’une responsabilité à assumer, ce n’est pas une question de pouvoir, mais un service vécu dans l’amour. - Pour moi, vivre la diaconie, c’est vivre le service dans des responsabilités professionnelles dans un esprit de service et de discrétion.

5. La quatrième question : Si vous êtes (pré)retraité, gardez-vous des contacts avec votre milieu professionnel

et y exercez-vous encore un certains ministère ? Expliquez

OuiJe suis encore membre de certaines commissions mais n’en préside aucune. J’assiste l’aumônier le week-end et les jours de fête lors des célébrations. Être diacre, c’est essentiellement assurer un « service ». Le plus grand, c’est celui qui est à table. Pas celui qui sert. - Oui, j’ai toujours des contacts avec mon entreprise mais je n’y exerce aucun ministère. - Contact suivi demandé par mon ancien service (médecins, infirmières et techniciens, etc.) - Oui, j’ai gardé des contacts, j’effectue encore certains travaux, je reprends du service pour les Assemblées Générales. Je suis associé au développement d’une nouvelle initiative destinée aux nouveaux talents en matière de médias à travers le monde entier.

NONUn retraité dérange la vie active des autres. - Non je ne garde plus de contact. - Je ne pense pas que ce soit possible de garder des contacts et d’y exercer un certain ministère. Durant la fin de ma carrière, il y a avait une certaine camaraderie entre certains collègues et moi. Après, la mentalité a encore changé et le contact avec les plus jeunes n’est malheureusement pas possible. - Pas de contact ou plus de contact. - Non très rarement car les clients venaient à moi. - Je garde des contacts mais n’y exerce pas de ministère. - Lors de ma préretraite, j’ai progressivement perdu tout contact avec mes collègues. - Au début de ma pré-pension, j’ai encore poursuivi des contacts, mais au fur et à mesure, j’ai senti que j’étais plutôt toléré car actuellement, après les fusions et autres restructurations, les travailleurs n’ont plus guère de temps à vous accorder, d’autant plus que la hiérarchie n’apprécie guère la visite d’anciens, même appréciés en leur temps ! Autres temps, autres mœurs. - Aucun puisque cette Société a été mise en faillite, à part quelques rencontres fortuites.

UN PEUContacts épisodiques avec le direction, et les confrères professeurs de cours techniques. - Peu de contacts sinon avec l’un ou l’autre collègue. - Contact une fois l’an avec l’un de mes anciens collègues, et lors d’enterrement d’un ancien avec les autres anciens. - Très, très peu : ceux qui souhaitent me rencontrer connaissent mes coordonnées. Connaissez-vous tellement de diacres qui ont été présentés à l’évêque pour recevoir l’ordination par un cadre de l’entreprise où ils travaillent ? Moi ; quasiment pas ! Les candidats diacres sont, me semble-t-il, davantage « portés » par les personnes avec qui ils travaillent au sein d’associations, et de préférence non paroissiales pour qu’on ne les prenne pas pour des demi curés ou des super vicaires ! La grosse majorité des diacres ont, quand même, me semble-t-il, davantage un ministère dans un milieu hors ou extra paroissial. Que l’on utilise leurs compétences professionnelles au sein d’une quelconque diaconie, d’accord  ; mais pourquoi vouloir leur faire jouer le rôle d’un sorte « d’aumônier » dans leurs lieux de travail ou de vie professionnelle ? - Peu, je suis une vieille « potiche » que l’on invite pour des occasions officielles. - L’âge avançant, mes interventions pour d’autres agents et leurs familles diminuent. Je suis retraité depuis 15 ans. Depuis lors, je suis attaché au service de la paroisse. - Non. Sauf avec les écoles d’enseignement spécial : préparation aux sacrements, profession de foi.

6. Une cinquième question était posée : Croyez-vous qu’il soit souhaitable, possible, de garder des contacts réguliers avec votre ancien milieu de travail et d’y exercer encore une certain ministère ?

Pas difficile de reprendre les 3 petites réponses apportées à cette question, et inutile, je pense, de leur apporter le moindre commentaire :

- J’estime que le jour où je passerai la main, il s’agira de la passer réellement, de respecter ceux qui me remplaceront en dégageant le terrain … - Si c’est possible et qu’il existe un besoin dans le milieu de l’ancien travail- Cela dépend de chaque profession, mais c’est « possible » et « souhaitable » si les contacts peuvent être maintenus.

Le 1er février 2002, Michel WELKENHUYZEN