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Fabrique d’église

mardi 20 septembre 2011

Il est utile pour un diacre de connaître le pourquoi et le comment des fabriques d’église.

La Révolution française a nationalisé les biens de l’Église. En compensation, le concordat de Napoléon signé le 30 décembre 1809 a accordé le financement du culte et du clergé. Et amené la création des fabriques d’église. En Belgique, après l’Indépendance en 1830, le concordat est resté en vigueur. L’idée était que la religion est bienfaisante pour la moralité publique : ne disait-on pas qu’un curé valait trois gendarmes ? Le pouvoir a aussi reconnu d’autres cultes : l’aide financière a été étendue à ces autres cultes et à la laïcité.

Auparavant, le curé collectait la dîme : un tiers de l’argent récolté servait à entretenir le bâtiment, un tiers revenait au curé et le dernier tiers était destiné aux pauvres.

La fabrique d’église est à la fois sous la tutelle de la province et de l’évêché. Elle peut posséder certains biens : bien communaux ou biens propres (legs, terrains ou bâtiments restitués).

Le conseil de fabrique est composé de 5 ou de 9 membres. Ce doit être des notables (sages), catholiques et résidant dans la commune. Il comporte deux membres de droit : le curé ou son remplaçant, le bourgmestre ou un échevin (si le bourgmestre n’est pas catholique). Son président et son secrétaire sont élus chaque année. Le conseil de fabrique tient au minimum quatre réunions par an.

Le bureau des marguilliers est composé du curé et de 3 membres.

La question qui se pose actuellement est de savoir si l’on va maintenir l’actuel système de financement du clergé ou instituer un impôt philosophique que chacun pourrait dédier à un culte, à la laïcité ou à une œuvre humanitaire.

Un autre projet de réforme : il est question de fusion des fabriques (comme celle des communes. Dans ce cas, le secrétaire du conseil pourrait être payé par l’État.

Et le diaconat ?

Le conseil de fabrique finance notamment les dépenses liées au culte : électricité, chauffage, bougies, ornements liturgiques.... À ce titre, il peut financer l’achat de l’aube, de l’étole d’un diacre.