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Diaconamur
N° 55 Bulletin
trimestriel Septembre
2008
La diaconie de l’Église
Historiquement, même après la
suppression des diacres, l’Église n’a jamais cessé d’exercer la diaconie. Les
chrétiens se sont toujours mis au service des autres et en particulier de ceux
qui étaient dans le besoin.
D’innombrables ordres religieux ont
été créés pour assurer la diaconie, notamment dans le domaine de la santé et de
l’éducation. Aujourd’hui, chez nous, la plupart de ceux-ci ont vu le nombre de
leurs membres diminuer fortement. Les membres qui restent - souvent âgés -
continuent leur mission dans la mesure de leurs moyens. Aussi, les laïcs
ont-ils pris le relais soit dans le cadre d’organisations comme l’hôpital ou
l’école, soit au niveau paroissial ou autre. Nombre de diacres collaborent à
ces projets et animent ces actions pour lesquelles ils sont délégués
officiellement par l’Église.
Par ailleurs, en ce XXIème
siècle, si d’anciennes formes de pauvreté persistent, les communautés chrétiennes
doivent lancer des initiatives nouvelles qui sentent bon la diaconie pour
répondre aux mutations de notre monde lesquelles engendrent des pauvretés
nouvelles ou prennent des dimensions inédites.
Par ailleurs, à titre individuel, de
nombreux chrétiens collaborent ou même dirigent des organisations pluralistes
qui relèvent de la diaconie et qui s’occupent des handicapés, des réfugiés, des
analphabètes... ou traitent des problèmes d’écologie, de développement, etc.
DIACONAMUR a pris la décision de
s’ouvrir plus largement à tous les aspects de diaconie, qu’y participe ou non
un diacre. Avec l'espoir de susciter chez nos lecteurs ou dans nos groupes un
intérêt plus grand encore pour la diaconie, pilier indispensable d'une vie
évangélique, et pour le ministère diaconal, signe vivant d'une Eglise au
service du Royaume dans la société.
Merci à nos lecteurs de nous
signaler des sujets intéressants à traiter dans un prochain numéro, ou mieux -
de nous fournir l’article rédigé.
Jacques DESSAUCY
À
Clervaux (Grande-Duché)
Retraite annuelle des diacres
Comme le prévoit la coutume et le
coutumier, la communauté diaconale était invitée à sa traditionnelle retraite
du mois d'août. Cette année, c'est la communauté de l'abbaye SAINT- MAURICE à
CLERVAUX (Luxembourg) qui l'accueillait.
Dom Michel Jorrot, père Abbé a guidé
la réflexion des diacres, des épouses et des candidats.
L'abbaye de Clervaux a cette
particularité d'avoir pour mission de travailler sur la liturgie : avec humour,
l'Abbé déclare que certaines abbayes font du fromage, d'autres de la bière et
bien, là, on se penche à longueur d'années sur la manière de vivre au mieux le
culte dans la Tradition de l'Eglise.
A travers des interventions simples
et de qualité et, fort de son expérience et de sa vie monastique, fort d'avoir
"ruminé" les Ecritures, Dom Michel Jorrot a donné une belle âme aux
vingt-trois participants en expliquant comment goûter à la Parole de Dieu.
En outre, tous se sont retrouvés
pour les offices qui, pour la plupart, sont en latin avec des chants
grégoriens. Voilà une expérience de laquelle il était bon de s'imprégner même
si le plus grand nombre ne comprend plus très bien la langue officielle du
Vatican.
(Il est même curieux de
comparer le texte original avec la traduction française et, parfois, on se dit
que, effectivement, « traduttore, traditore »
[i]
).
Les retraitants se sont imprégnés du
calme des lieux et ont mis à profit certains moments pour connaître entre eux
la convivialité lors des repas et des collations, par exemple.
s'est mis à l'écoute de chacun pour être proche de tous. Monseigneur, un grand expert en diaconat (et pour cause, il en fut responsable à Liège dans une autre vie), a souhaité voir plus de diacres dans les célébrations tant en paroisses qu’au sein d'événements importants.
Tendons notre plume à l’un ou l’autre membre de la petite communauté et recueillons des avis (parfois contrastés) :
…
nous sommes la terre, les
racines sont la Parole de Dieu. Comme la graine en se développant produit des
racines qui envahissent le pot, c'est à nous aussi d'être envahis par la Parole
de Dieu dans notre cœur. J'ai bien aimé cet exemple concret PL et EP
« Dans notre longue marche vers
Celui qui se donne
Une pause en plein cœur de vie
bénédictine
Nos tympans vibrant au souffle de la
Parole divine…
Mais surtout, cherchons sans cesse
Celui qui la donne ED
La bulle ! Il faut faire entrer de
l'air dans ce monachisme médiéval asphyxiant. Vite, une injection de Vie… mon
Évangile et mon Église sont ailleurs, vivants… comme Dieu !
Si c'est ça l'Église…, je me suis trompé de porte…
Heureusement, il me reste Dieu
vivant ! FG
Je repars avec, dans
le cœur et les oreilles, la prière de la communauté des Moines et je rends
grâce au Seigneur pour ces heures de partage fraternel avec les confrères et
les deux épouses.
JPD
Outre la joie d'un partage fraternel
avec mes confrères diacres, j'ai aimé le tour de table avec Monseigneur Warin
qui nous a permis de nous connaître davantage.
J'ai été également profondément
interpellé par l'enseignement et particulièrement par l'invitation à dépasser
la joie de l'accueil de la Parole pour adhérer à la personne du Christ par les
vertus théologales.
Excellente récollection dans un
cadre agréable et porteur. "Avance en eau profonde"... JLB
Clervaux des
retrouvailles. Joies de la convivialité. Nourritures en abondance ! Silence
comblé de sourires complices et parlants. Pensées pour les absents. Somme
toute, une retraite joyeuse. JMG
Laudes ? Complies ? ... Six
rendez-vous quotidiens pour prier outre la messe. Superdrill des moines. Aussi,
pas de surprise, dans ses enseignements, le père Abbé fait passer des lumières
inhabituelles. Fidélités aux dogmes, présence de Sainte Thérèse de Lisieux, de
Saint Jean de la Croix. Tantôt je pleure à la rencontre de Dieu. Tantôt je ne
m'y retrouve pas dans ce Jésus supervitaminé, en colloque perpétuel avec le
Père, branché sur l'amour trinitaire. Dieu parmi les hommes. Mystère ? Mais je
nage dans le mystère déjà quand j'essaie de m'y retrouver dans les livrets des
Vigiles et autres Sextes ou Nones. Parfois, pour prier quand même un peu, je
ferme ce livret et je psalmodie en silence, in peto: "Seigneur Jésus, fils
du Dieu vivant, prends pitié de moi, pécheur"
Jacques
DELCOURT
6 septembre: c'est la rentrée !
Depuis quelque temps, le conseil diaconal a voulu faire de la rentrée des
diacres et de l'accueil des candidats une journée différente, une journée
familiale de détente, de rencontres, de convivialité et ce fut encore le cas
cette année !
Beaucoup de monde était présent au pied de l'Abbaye de Rochefort : des diacres,
des épouses, des candidats et deux "nouveaux" qui étaient venus
accompagnés de leur équipe de cheminement pour découvrir l’église de l’abbaye
sous la houlette d'un frère. Vint ensuite, immanquablement, une visite de la
brasserie où se fabrique avec amour la fameuse Trappiste de Rochefort.
C’est dans l’église de l’abbaye que fut célébrée la messe durant laquelle deux
nouveaux candidats - Stéphane LAPAILLE et Willem KUYPERS - ont été accueillis liturgiquement
avec leur épouse par Mgr Léonard et admis à commencer la formation qui s'étale
sur trois ans.
Nous leur souhaitons bon vent ! Bon vent du souffle de l'Esprit qui donne la
force et l'enthousiasme !
Toute cette troupe s'est rendue ensuite dans les magnifiques locaux paroissiaux
de Rochefort pour un barbecue ma foi empreint d'une belle ambiance où certains
n'ont pas hésité à pousser la chansonnette pour le bonheur de tous !
Après le repas, pour exprimer sa
reconnaissance pour les services rendus, le conseil diaconal a remis un cadeau
à Jacques Dessaucy qui quitte le conseil diaconal après trois mandats.
J.D.
La diaconie et la Mission
En ce temps de mondialisation, un
des grands défis est le fossé Nord-Sud. La pauvreté dans le Sud fait appel à la
diaconie des communautés chrétiennes, beaucoup plus riches, du Nord. Voici
comment le secteur de Tellin (doyenné de Rochefort) a entendu l’appel de nos
frères africains et y a répondu.
Dans le cadre du conseil pastoral,
l’ancien curé, l’abbé Dominique Chaboteau, a voulu impliquer notre communauté
dans cette solidarité Nord-Sud. Autour d’une infirmière qui se rendait durant
ses vacances au Burkina Faso en vue d’aider les populations, nous avons
constitué un petit groupe qui s’est bientôt organisé en a.s.b.l. : Tellin
Tiers Monde. Tout naturellement, comme diacre du secteur, j’en fais partie.
Des délégués de cette association ont visité le pays à plusieurs reprises.
En contact avec un prêtre burkinabé,
l’abbé Christian, Tellin Tiers Monde, a pris en charge le village dont
celui-ci est originaire : Baré, à 25 km de Bobo Dioulasso. Ce prêtre,
avec d’autres personnes, chrétiennes et musulmanes, originaires du village,
ayant fait des études et exerçant leur profession actuellement en ville, ont
formé de leur côté une association locale - Baretolo - dont l’objectif
est le développement du village de Baré.
En cours d’une rencontre, les deux
associations sont tombées d’accord en 2006 sur le fait que la priorité était la
construction d’un grand grenier à grains. En effet, les villageois étaient
victimes des commerçants : au moment de la récolte, ceux-ci leur achetaient
leurs grains (maïs, sorgho...) et le leur revendaient beaucoup plus cher le
moment venu. Grâce à l’aide financière de Tellin Tiers Monde, un grand
grenier a pu être construit, d’une capacité de 1000 sacs. L’année suivante, des
délégués de notre association ont assisté à son inauguration à laquelle
participaient les hautes autorités locales.
À la fin de la première année
d’exploitation, un bilan peut être établi. Grâce à une seconde aide de Tellin
Tiers Monde, le grenier a acheté 270 sacs de céréales à 17 i pour les revendre à 19 i au moment où les paysans avaient
épuisé leurs autres réserves alimentaires. La différence couvre les frais
(insecticides, accessoires divers et le salaire du gestionnaire) plus un léger
bénéfice. Certains paysans ont acheté à
crédit, laissant en garantie, qui un vélo, qui une charrue. Aujourd’hui, ces
dettes ont été apurées et le capital de départ récupéré, à nouveau disponible
pour l’achat de la récolte qui s’annonce.
La construction du hangar a eu un
fort impact sur le village puisque le marché local s’est déplacé près de
celui-ci. Ainsi se déroule chaque samedi le marché mais aussi l’achat et la
vente de grains par le gestionnaire du grenier.
D’autre part, pour Baretolo,
le hangar est le symbole de la volonté d’en sortir et d’en trouver les moyens.
Ainsi, le village s’est fait remarquer par les autorités. Ila été choisi
par elles pour l’implantation d’un système d’adduction d’eau (forage, château
d’eau, distribution) dont la population - qui ne cesse d’augmenter - avait bien
besoin.
De plus, le Gouvernement a confié au
grenier la distribution à la population de 10 tonnes de maïs, distribution qui
fut organisée le samedi 21 septembre.
Jacques DESSAUCY
Les personnes qui voudraient
soutenir l’action au Burkina Faso sont invitées au souper organisé par Tellin
Tiers Monde qui aura lieu à l’Accueil Beauraing le 7 novembre à 18h30.
Inscription : 084 36 66 46.
Le chantier
catéchétique
Voici le début de la communication
faite par Mgr Pierre Warin au conseil épiscopal et aux Doyens Principaux le
14 mars 2008
“Sans
doute avez-vous pris connaissance des résultats du Baromètre religieux 2008,
deuxième du nom (le premier remonte à 2005), qu'a publié notamment La
Libre Belgique du 11 mars. Il ressort que la société belge francophone
n'est pas aussi areligieuse qu'on ne le pense. Près de 47 % des Belges
francophones se définissent comme « chrétiens ». Pour
72 % des sondés, il y
a « quelque chose après la
mort ». L'existence de Dieu ? Pour un peu plus de 38 %, il existe «
sûrement » et pour 20 %, «probablement».
Il demeure néanmoins que la société n'est plus chrétienne,
et le christianisme plus majoritaire, comme naguère. Et que, comme l'explique
le Texte-cadre sur l'avenir des paroisses, pareil changement de
contexte appelle des changements en ce qui concerne les paroisses et leur vie.
De là, le chantier paroissial actuel, auquel, je l'espère, notamment le
remaniement en cours du Conseil épiscopal va contribuer à donner un nouvel
élan.
Il y a un autre chantier qui mérite de retenir toute notre
attention. Je veux parler du chantier catéchétique. S'il faut
saluer les efforts qui ont été faits et qu'on continue à faire dans le domaine
de la catéchèse traditionnelle, il importe toutefois de prendre conscience
qu'elle est liée à un autre contexte que celui actuel, à savoir à un contexte
dans lequel la transmission de la foi était quasi automatique et portée par la
société elle-même..... “
________
Si vous désirez
prendre connaissance de la suite de ce document, consultez notre site
(http://www.diacresnamur.net/Documents/Chantier_catechetique) htm) ou demandez
à le recevoir à Jacques Delcourt (diacres@diacresnamur.net)
La Mission des Sœurs
de la Charité à Rochefort
Chacun connaît les bâtiments des
Sœurs de la Charité, rue d’Austerlitz, où se donnent les cours pour les
candidats diacres. Elles y résident depuis cent ans.
Les Sœurs de la Charité, fondées par
Louise de Marillac à la suggestion de saint Vincent de Paul, ont pour diaconie
de venir en aide aux malades et aux plus démunis. Actuellement, à Rochefort,
quatre sont encore présentes, âgées, mais toujours dynamiques. Nous les avons
rencontrées afin de savoir comment elles considéraient leur Mission, aujourd’hui.
Tout d’abord, rappellent-elles, le
texte de notre constitution définit ainsi la Sœur de la Charité : Toute
donnée à Dieu, pour le service des pauvres, en communauté. Nous sommes des femmes baptisées, filles
de paroisse, proches des femmes. “Femmes baptisées”, laïques donc, et non
religieuses.
[ii]
Certes, nos sommes âgées et avons
des problèmes de santé, mais nous gardons notre dynamisme. Notre slogan : “Prophétisme et espérance”. Par
prophétisme, il ne faut pas comprendre “prédire l’avenir” mais “contestation”.
Contestation de l’individualisme et du matérialisme ambiant. Et espérance d’un
ad-venir.
Conscientes qu’elles ne sont pas
éternelles, elles veillent à assurer la continuité de leurs initiatives. Voici
trente ans déjà, elles ont passé les rênes aux laïcs : Accueil-Famenne, Atelier
Saint-Vincent, La Farandole... et leur ont concédé la jouissance des bâtiments.
Leur mission aujourd’hui ?
D’abord porter le regard de notre
fondateur, saint Vincent-de-Paul, sur les réalités du XXIème siècle. Et, à partir de là, définir ce que les Sœurs
doivent faire, compte tenu de leurs moyens.
Notre mission est une mission de
présence, de soutien et de prière. Une présence qui éveille et qui mette sur
l’humain du divin.
Concrètement, les Soeurs poursuivent
leurs tâches traditionnelles. La visite des malades d’abord : écoute surtout,
et distribution de la communion. Tenter de les relier à la communauté.
Un souci : redynamiser la Conférence
de saint Vincent-de-Paul qui distribue des vivres à ceux qui sont dans le
besoin. Appel est fait à des volontaires pour relancer celle-ci.
Engagement également auprès des
familles en difficulté. Et aussi interpellation des services concernés.
Participation à l’animation des
handicapés à travers l’ACIH (devenue mouvement Altéo). Transport des malades.
Travail aussi à La
Farandole : école des devoirs, alphabétisation, initiation à l’informatique,
table de conversation pour l’apprentissage des langues et remise à niveau des
enfants en difficultés scolaires. À travers cette dernière activité, leur
transmettre des valeurs humaines, leur apprendre l’émerveillement et
l’ouverture du cœur.
Animation
liturgique et participation aux offices de la paroisse.
Nouveauté
: participation au groupe de laïcs qui assurent la veillée de prière auprès des
défunts.
Accueil rue d’Austerlitz de
différents groupes auxquels sont prêtés des locaux.
Les Sœurs privilégient toujours le
contact avec les personnes. Ouvertes, elles sont attentives à ce qui se passe
dans la commune comme dans la paroisse. La rue d’Austerlitz est un centre
permanent d’accueil d’où elles s’efforcent d’aiguiller les demandeurs vers des
organismes existants compétents.
Un souhait : continuer le plus
longtemps possible à voir les Sœurs de la Charité déambuler dans les rues de
Rochefort et à venir en aide à ceux qui en ont besoin.
Jacques DESSAUCY
Formation diaconale
Les cours ont repris à
Accueil-Famenne à Rochefort. Deux nouveaux candidats diacres ont commencé leur
formation. De plus, grâce à une bonne publicité, sept nouveaux visages sont
apparus qui vont accompagner les candidats diacres dans ces cours.
Premier semestre : Second semestre :
13 et 27 septembre 7 et 21 février
11 et 25 octobre
7 et 21 mars
8 et 22 novembre 4 et 25 avril
6 et 20 décembre 9 et 30 mai
Récollection de l’Avent
Veuillez
bloquer dans votre agenda la récollection de l’Avent pour les diacres namurois
: le 13 décembre. Des informations complémentaires vous parviendront par
courrier.
Les
sources du diaconat au temps biblique et patristique
Un
congrès organisé par Rob Mascini, président du Centre international du
Diaconat, se déroulera sur ce thème du 8 au 10 mai à l’Augustinianum à Rome.
Segretaria Incontri Augustianum, Via Paolo VI, 25 -
00193 Roma.
Fax
: 39 06 68 00 62 98 - Email : incontri@patristicum.org
Soutenir
la vie bouleversée
Pour les confrères qui vivent leur
ministère au contact de la souffrance
le
21 octobre 2008 de 9h – 16h30
au CEME (Charleroi Espace Meeting Européen),
rue
des Français 147 - 6020 Charleroi – Tél : 071 23.98.50
Colloque organisé par la commission de réflexion sur les
questions d'éthique de la santé du diocèse de Tournai.
• Participation aux frais : 30 € - Possibilité de lunch : 5
€
Si vous désirez y participer : Jacques GERARDY - B-5530
Yvoir)
Tél +32 81 42 27 36 - fax +32 81 42 28 02
jacques.gerardy@uclouvain.be
Nouvelles de la communauté
Q Notre confrère Herman COVENS a
perdu sa maman le 5 septembre. Elle avait 79 ans.
Q René COMPÈRE et son épouse ont
quitté leur appartement à Beauraing pour le home Le Clairval à Pondrôme.
Q Après une série d’opérations, Jean-Marie BOULANGER a retrouvé la bonne
forme.
Octobre, mois
des missions !
Lorsqu'on parle des missions, nous vient encore facilement
en tête l'image d'Epinal du missionnaire barbu ou de la religieuse habillée
tout en blanc, quittant son pays pour allez faire connaître Dieu aux
« païens » dans un pays lointain ! Et c'est vrai, qu'aujourd'hui encore,
des hommes et des femmes, ayant pris conscience de l'Amour de Dieu pour
l'Homme, quittent tout pour aller annoncer cette Bonne Nouvelle à leurs sœurs
et frères lointains.
Mais il est tout aussi vrai de nos jours que la « mission »
a évolué et que nous sommes tous appelés à être « missionnaires » là où nous vivons.
Personnellement, lors de mon ordination, dans ma « Lettre de
mission » Monseigneur Léonard me confiait la mission d'accueil des émigrants
venant des pays d'Afrique pour s'installer à Namur. Et si cette « mission »
rejoignait aussi mon travail professionnel, il lui en donnait une tout autre
dimension, celle justement d'être « témoin » et rayonner l'Amour de Dieu pour
eux.
Concrètement, voici en quelques lignes comment j'essaye,
très humblement, de répondre au mieux à cet appel missionnaire auprès de mes
sœurs et frères africains.
Ma première démarche c'est de « repérer » les nouvelles
têtes dans la paroisse et d'aller spontanément à leur rencontre pour faire
connaissance. Ce premier pas, souvent fait à l'accueil avant l'Eucharistie
paroissiale ou plus souvent à la fin de celle-ci, me permet d'entrer en
relation avec ces nouveaux venus. Au fil de ces rencontres, des liens se
tissent au point de devenir, pour certains, de véritables liens d'amitié. Un
climat de confiance et de respect mutuel s'installe et régulièrement sont alors
abordées les questions personnelles au niveau de leur situation administrative.
Bien sûr je ne peux pas tout arranger ( législation oblige ! ) mais souvent, je
peux les conseiller sur les démarches à effectuer et parfois même les aider
plus concrètement dans celles-ci. A première vue, ceci pourrait paraître fort
loin de la « mission », je pense
cependant que ce ne l'est pas car pour ces personnes, c'est le « diacre »
qu'elles voient et qui essaie de les aider.
Au fil du temps, ces divers contacts m'ont aussi amené à
répondre à des demandes plus ponctuelles de baptême ou de mariage, mais à
rencontrer également des personnes non baptisées, ou non confirmées ou encore
n'ayant jamais communié. Dans ces cas-ci, le service « missionnaire » plus
traditionnel s'est organisé. C'est ainsi qu'en paroisse nous avons mis en place
une petite équipe de catéchèse adulte et que nous avons déjà accompagné sur ce
chemin catéchuménal plusieurs adultes, un grand adolescent et un enfant. Et que
dans quelques jours nous allons à nouveau accompagner une adulte burkinabaise
vers les trois sacrements d'initiation et une autre, camerounaise, vers la
Confirmation.
Je n'ai pas de grande barbe blanche,
je ne porte ni soutane blanche ni soutane noire, mais, comme l'a si bien dit
saint François de Sales, j'essaie de « fleurir là où nous sommes plantés
» et répondre ainsi à ma vocation de chrétien et à mon appel diaconal à me
mettre de manière plus grande au service du Seigneur, à travers celui de mes
sœurs et frères africains.
Jean-Pol DRUART
Comité de rédaction
: Jacques DELCOURT, Jacques DESSAUCY et Jules SOLOT.
Mise en pages :
Jacques DESSAUCY
Abonnement d’un an
(4 n°) : 8 i
à verser au compte
n° 068-0809430-89
de la Communauté
diaconale de Namur,
Chaussée de
Waterloo, 287, 5002 SAINT-SERVAIS
Éditeur
responsable : Jacques DESSAUCY, rue de Saint-Hubert,
207A, 6927 TELLIN