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N° 54                           Bulletin trimestriel                             Juin 2008        

Le ministère diaconal

stimulant la vie de l’Eglise 

Le conseil diaconal  assume la charge ou l'art du discernement d'une vocation au ministère diaconal. Et cela, en lien avec un groupe local de précheminement, les formateurs, le conseil épiscopal, l'évêque prenant la décision ultime. 

A travers toutes ces médiations humaines et ecclésiales, le souci permanent consiste à éprouver l'appel ressenti par une personne et/ou par une communauté et de voir si cet appel correspond à un appel du Seigneur qui compte sur l'engagement de chaque baptisé et plus largement sur toute personne de bonne volonté pour que grandisse son Royaume. 

Le discernement suppose que l’on sache ce qui est attendu du ministère des diacres dans l’Eglise locale. Le document que voici se veut l’expression de cette attente pour le diocèse de NAMUR. Il est le fruit de l’expérience éclairée notamment par les documents de référence en matière de diaconat.1 
 
 
 
 
 
 
 

Bureau de dépôt : ROCHEFORT 

Le ministère diaconal : une grâce pour l'Eglise  

Le Concile Vatican II a consacré une approche de la mission des baptisés et des ministres ordonnés au sein  du peuple  de  Dieu  à

partir de Jésus-Christ : prophète, prêtre et roi. Le diacre, dans  sa spécificité, remplit cette triple mission.  Il lui est demandé d'être essentiellement sacrement, signe effectif du Christ Serviteur afin de contribuer à l'édification d'une Eglise diaconale ou servante. L’Eglise est au service du monde et plus précisément au service du Royaume de Dieu au cœur du monde. Cette mission comprend l'annonce explicite de la Parole et  la célébration, mais elle s’exerce prioritairement  par l'exercice du devoir d'humanisation de la société. Ceci constitue le cœur de la mission des diacres et c’est leur première contribution à l’annonce de l’Evangile. En l’accomplissant, ils entraîneront les autres baptisés, les prêtres et les évêques, à porter avec eux cette préoccupation. C'est à partir d'un coude à coude dans l'exercice du devoir d'humanisation que le diacre peut envisager une première annonce de la foi et un temps de célébration sacramentelle ou non sacramentelle. 
 

L'Église, lieu de croissance du diaconat  

Avant de s'interroger sur l'aptitude de quelqu'un à l'exercice du ministère diaconal, il est essentiel de  se demander "ce qu’est une Église diaconale dans tel ou tel milieu de vie". Nos communautés souffrent terriblement de ce manque d'intérêt pour la dimension diaconale de leur mission. Trop souvent, les chrétiens restent obnubilés par les chaises vides dans leurs assemblées. Par conséquent,  l’Église n’assume  pas entièrement sa mission. 

Dans cette Église,  le diacre ne peut vivre en  isolé ni en  électron libre ; il est toujours envoyé. D'une part, dans son milieu de mission, il veillera à susciter des liens avec d'autres baptisés pour les encourager. D’autre part, il se sait envoyé par une communauté d'Église (communauté paroissiale, communauté religieuse, groupe ou mouvement...) à laquelle il peut rendre compte de sa mission, avec laquelle il rend grâce au Seigneur et refait ses forces d'évangile, en particulier dans l'eucharistie.  

C’est pourquoi le nouvel ordonné reçoit une lettre de mission qui sera renouvelée lors d’un  changement d’orientation de la mission diaconale.  

Autre communauté à laquelle le diacre est rattaché : la communauté diaconale du diocèse. 
 

Les diacres dans le milieu de travail 

L'Église, et plus précisément les communautés locales, doivent être  sensibles à toutes les dimensions de la vie humaine en particulier au monde du travail et à ce qui tourne autour : le chômage, la valeur du travail dans l'épanouissement de la personne… 

Dans le diocèse de NAMUR, nous privilégions la mission des diacres dans leur milieu professionnel, milieu souvent éloigné de nos communautés. 

Là, les diacres, au nom du Christ et de l'Église, bénéficiant de la proximité avec les autres travailleurs, se doivent d'humaniser leur milieu de travail : par l'écoute des gens, par l'honnêteté du travail accompli,  par une solidarité effective avec tous, en particulier avec les personnes fragilisées, par un engagement pour plus de justice, tenant compte des contraintes des entreprises et des conditions de travail.  

Il y aurait une réflexion à mener pour mettre en lumière la densité du ministère diaconal dans le milieu professionnel. Certes, l’exercice du  ministère y est moins visible qu'à l'autel ; il est davantage enfouissement dans la pâte humaine. Mais n’est-ce pas aussi à partir de ce lieu que grandit le Royaume ? N’est-ce pas aussi dans ce milieu que souffle l’Esprit et que l’Évangile de Jésus mort et ressuscité apporte sa part de lumière ?  

Les diacres en pastorale territoriale 

Dans les paroisses ou dans les secteurs, si un diacre pouvait porter la charge de la diaconie, la développer, l'inventer quelle grâce pour les communautés ! 

Pour y parvenir, une bonne articulation des missions des acteurs pastoraux (prêtre, laïc, diacre) s’avère nécessaire. 

Ce qui suppose que soit posée à nouveau la question suivante : qu’est-ce qu’une Église diaconale dans ce tissu paroissial ? 

Une présence diaconale en pastorale territoriale s’envisagera pour plusieurs paroisses ( secteur, doyenné). On veillera à discerner les besoins pour une plus grande humanisation. Par exemple, les défis du milieu rural, l’attention aux solitudes, l’attention à l'intégration des nouveaux arrivants, l’attention aux malades, l’attention à la solidarité avec le Tiers ou le Quart-Monde… Ce qui suppose que  le diacre ne soit pas absorbé exclusivement par les demandes sacramentelles.

D'autres champs de mission diaconale 

Il y a place pour d'autres missions plus transversales ( même si elles sont rattachées à une communauté de prière et d'envoi )

- La pastorale familiale diocésaine

- La pastorale hospitalière ou en maison de repos

- L’accompagnement des personnes en fin de vie

- Le service carcéral

- Les mouvements d'éducation permanente

- La présence dans le milieu artistique, des médias…

- La présence sur les lieux de loisirs…

- L’exercice de responsabilités diocésaines (Caritas, Entraide et Fraternité…) 

Un préalable : le diacre dans son milieu familial 

Le diacre a cette particularité de pouvoir être ordonné tout en étant marié et souvent père de famille. 

Les sacrements de l’ordre et du mariage, puisés dans l’amour du Christ, renvoient tous deux à ce qui fait le fondement de l’amour : le service de l’autre et des autres. 

Même si le diacre n'est pas ordonné pour être diacre dans sa famille, c'est assurément son premier lieu de vie, donc sa première mission sans oublier que la famille peut devenir le levain d'un ministère orienté vers les autres au nom de Jésus-Christ et de l'Eglise.

Le diacre s’efforcera d’être à l’écoute et d’œuvrer pour que parents et enfants vivent en harmonie afin que l’équilibre familial soit toujours respecté.

Le diacre en tant qu’époux et père partagera les bonheurs mais aussi les difficultés de la vie conjugale et parentale.

Se revendiquant d’être disciple du Christ, le diacre témoignera donc d’un infini respect de l’autre et mettra tout en œuvre pour que cet autre puisse grandir en humanité, dans la dignité, la solidarité et la fraternité et ce, quelle que soit la situation vécue, car nous croyons que chaque personne est aimée de Dieu telle qu’elle est. 

C’est en s’appuyant sur cette approche du ministère diaconal dans le diocèse que le conseil diaconal peut mettre en avant des critères de discernement et encourager l’interpellation de nouveaux candidats.  

Si le Père vous appelle à aimer comme il vous aime dans le feu de son Esprit…

Si le monde vous appelle à lui rendre une espérance, à lui dire son salut…

Si l’Eglise vous appelle à peiner pour le Royaume aux travaux de la moisson… 

Bienheureux êtes-vous ! 

Ce bonheur, qu’il habite le cœur des diacres, de leur épouse, de leur famille !

Qu’il habite le cœur des chrétiens entraînés dans la diaconie !

Qu’il habite le cœur des hommes et des femmes artisans d’une société où les fils et les filles du Père vivent dans la solidarité et le partage. 

1. .- CONGRÉGATION POUR L’ÉDUCATION CATHOLIQUE, CONGRÉGATION POUR LE CLERGÉ, « Déclaration commune et introduction », dans DC, 95, 1998, pp. 405-408

- CONGRÉGATION POUR L’EDUCATION CATHOLIQUE, « Normes fondamentales pour la formation des diacres permanents », dans DC, 95, 1998, pp. 409-424

- CONGRÉGATION POUR LE CLERGÉ, « Directoire pour le ministère et la vie des diacres permanents », dans DC, 95, 1998, pp. 425-447

- COMMISSION THÉOLOGIQUE INTERNATIONALE, « Le diaconat. Évolution et perspectives », dans DC, 100, 2003, pp. 58-107

À Waha le 28 juin 

         Assemblée générale des diacres permanents

«Qu'il est bon, qu'il est doux, d'être, en frères, tous ensemble.» (Psaume 133)

Nous étions une cinquantaine à l'abri du clocher de la magnifique église romane de Waha. Il faut bien reconnaître que la communauté était bien représentée autour de Mgr Léonard. À tous ceux présents, il convient d'ajouter virtuellement tous nos frères empêchés par l'âge, la maladie ou diverses obligations : c'est agréable de se rencontrer ainsi régulièrement pour donner corps au groupe de ceux qui ont reçu, un jour, l'ordination diaconale. 

Après les exposés, sur base du document présenté en tête de ce numéro, de Monsieur l'Abbé Roger Kauffman, responsable du diaconat permanent pour le diocèse et de Monsieur l'Abbé Jules SOLOT qui a en charge la formation des candidats, nous nous sommes rassemblés pour notre traditionnel dîner préparé de mains de maître par une équipe d'épouses de diacres. Qu'elles en soient remerciées ! La qualité du repas aide, c'est certain, à mieux vivre la convivialité et la fraternité recherchées. Elles se reconnaîtront et nous les embrassons affectueusement.

C'est donc avec l'estomac en paix et le moral au beau fixe que nous avons vécu l'assemblée générale proprement dite. 

Q L'Abbé Roger Kauffman a donné des nouvelles du nouveau conseil diaconal : les trois membres sortants ont été de nouveau choisis par leurs pairs mais Jacques Dessaucy a préféré céder sa place à un plus jeune : c'est avec joie que nous avons appris que Pascal Descamp avait accepté le mandat qui lui était proposé (nous souhaitons, ici, qu'il connaisse un prompt rétablissement après les ennuis de santé qu'il rencontre pour le moment). Herman Covens, Marc Peignois seront donc de nouveau membres du conseil. 
 
Non, on ne prend pas les mêmes et puis on recommence… Non ! En effet, première ! Par cette élection, les épouses de diacre font rentrer par la grande porte une femme dans le saint des Saints de cette assemblée qui, jusqu'alors, était particulièrement masculine (je n'ai pas écrit « machiste »). Cela fera du bien à toutes et à tous d'accueillir Anne-Marie Dufoing, l'épouse de Jacques Dessaucy parmi les penseurs du diaconat permanent.

Q Deux candidats viennent de terminer leur année de discernement : Stéphane Lapaille, enseignant retraité et Willem Kuypers, professeur de langues. Ils se sont présentés brièvement.

Q L'abbé Kauffmann nous annonce que Fabrice Goossens sera institué Lecteur au cours de l'eucharistie et Michel Libert ainsi que Eric Bondelet, Acolytes.

Q Comme prévu, la retraite annuelle aura bien lieu à Clervaux, au Grand-Duché, du 21 au 24 août. Ces quatre jours seront vécus avec le Père Abbé.

Cette abbaye a gardé une grande tradition grégorienne à laquelle nous aurons le plaisir de goûter.

Q Jacques Delcourt lance, de nouveau, un appel pour Diaconamur : que chacun puisse apporter des idées, des articles, des annonces. Ce petit bulletin est le signe d'une communauté vivante. C'est un fil qui peut unir, réunir un grand nombre de personnes. 

Q Jacques Dessaucy annonce qu'un folder, présentant le diaconat permanent, est en voie de finition : il sera à distribuer dans les paroisses et tous les lieux où passent et vivent des chrétiens.

Q Jean-Louis Brandt souligne que RCF (Radio catholique présente dans notre diocèse à Namur et à Bastogne) a été agrée à nouveau  à condition d'avoir une production locale. Pour ce média également, il est demandé à chacun d'apporter ses idées, ses sujets, ses annonces.

Q Mgr Léonard a dit un mot sur la spiritualité à la suite de l'exposé du matin. Il a mis l'accent sur la spiritualité chrétienne en général et celle du diacre en particulier. La spiritualité du diacre s'enracine, évidemment, dans la personne du Christ serviteur auquel chacun est invité à se configurer. Il convient de se laisser sanctifier par le ministère lui-même et de vivre en intimité spirituelle avec Dieu. Chacun peut s'enrichir d'une autre spiritualité, bien sûr ! 
 
Monseigneur revient du Congrès Eucharistique du Québec avec beaucoup d'enthousiasme : il y a connu une grande abondance de grâces. Les diacres permanents y avaient bien leur place.

Comme le veut la bonne tradition, l'eucharistie avec les diverses institutions citées plus haut a clôturé la journée. Deo gratias ! 

Jacques DELCOURT

À l’occasion de l’année jubilaire des Apparitions de Marie à Banneux

Commission Interdiocésaine francophone du diaconat permanent 

L’Équipe Pastorale du Sanctuaire de Banneux-Notre-Dame avait proposé que les diacres soient associés à la célébration du 75ème anniversaire des Apparitions de la Vierge à Mariette Becco. La CIFDP a répondu à cette invitation et organisé le vendredi 2 mai dernier une Journée Interdiocésaine du diaconat permanent au Sanctuaire de Banneux. 

Plus d’une centaine de diacres, candidats diacres, épouses et sympathi-sants du diaconat permanent se sont donc retrouvés, par une belle journée de printemps, pour vivre une journée de pèlerinage. Mgr André-Mutien Léonard, de Namur, évêque référendaire pour le diaconat permanent les accompagnait. Mgr Aloys Jousten, évêque de Liège tint également à être présent. Différents vicaires généraux et épiscopaux des diocèses et vicariat francophones étaient là eux aussi.

Cette démarche de pèlerinage fut d’abord nourrie spirituellement par un remarquable enseignement de Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur. « Nourriture » que toutes et tous purent partager en groupes plus restreints, avant de vivre un pique-nique très amical à l’Hospitalité. L’après-midi, le Chemin de Prière du Jubilé emmena tous les participants vers la Source. Des démarches diverses de prière personnelle et communautaire étaient aussi proposées, qui culminèrent par l’Eucharistie célébrée à la Chapelle du Message et qui fut présidée par les évêques et responsables du diaconat. Chacun(e) aura pu découvrir ou redécouvrir le message de la Vierge des Pauvres et ce qu’il peut apporter, notamment, à ceux qui exercent un ministère diaconal.

Marie, le Vierge des Pauvres et le diacre  

S’appuyant sur le texte de Ac 1, 14, Mgr Warin  nous rappelait qu’au côté des Apôtres, pour accomplir la mission qui leur est confiée, la mise au monde de Jésus, Marie a été et est toujours « la première en chemin. Elle s’est acquittée avec une fidélité exemplaire de sa propre mission et elle précède l’Église sur la route. Marie est comme un « prototype » de l’Église (un premier exemplaire, un modèle original.) En Marie, Jésus a pris corps. En Marie, l’Église a aussi pris corps avant d’être organisée en la personne de Pierre. Marie est le miroir de l’Église. En elle l’Église peut se voir.

Grâce et action de grâce : Marie, comblée de grâces par Dieu, sait qu’elle a tout reçu gratuitement et elle redonne aussi tout gratuitement. Comme elle, le diacre exerce son ministère bénévolement. Comme elle, dans son service de la liturgie, il célèbre en chantant le Magnificat pour toutes les personnes du seuil, qui ne se reconnaissent pas toujours dans les mots de l’Église, et il les rend présents lors des eucharisties auxquelles il participe en leur nom.

Foi et kénose de Marie : Mgr Warin souligna la solitude de Marie, lors de son « oui » vécu dans la foi nue, malgré les risques encourus (lapidation). Sa douloureuse dépossession lorsque Jésus semble la rejeter pour le choix premier de sa mission et de l’amour du Père. Elle s’est laissée dépouiller de ses prérogatives de mère. Comme elle, le diacre vit uni au Christ, qui, lors du dernier repas, a lavé les pieds de ses disciples en les regardant de bas en haut.

Servante des hommes et des pauvres : l’accueil du Très-Haut de Marie se traduit aussitôt en amour du frère (Visitation). À Cana, elle entre dans le rôle de l’épouse, qui veille à ce qu’on ne manque de rien. A Banneux, elle révèle sa sollicitude pour les pauvres de toute sorte. Les textes de Vatican II sur le diaconat démontrent que, chez le diacre, c’est le service de la charité qui oriente ses deux autres fonctions (service de la Parole et liturgie.) Même si ce n’est pas un monopole (tout baptisé est appelé à servir ses frères), Jésus Serviteur et la Vierge des Pauvres doivent être particulièrement visibles chez les hommes à l’étole en sautoir.

Mère des hommes : si Marie a renoncé à elle-même, c’est pour une fécondité plus grande. Elle est devenue, au pied de la croix, la mère de tous. (Jn 19, 27) Dans les épreuves, le diacre peut regarder vers elle et ouvrir tout grand son cœur à tous. (Parabole du grain de blé.) 

Serviteurs de l’Espérance et de la Joie

dans les épreuves 

Mgr Léonard nous a rappelé que c’est le temps de l’Espérance ! Le Seigneur a déployé pour nous la même énergie que celle qui a explosé lorsqu’il a ressuscité Jésus ! Par le baptême nous sommes devenus le Corps du Christ, et si la tête est déjà dans la Gloire, le reste suivra. C’est comme lors d’un accouchement.

Les diacres, serviteurs de la Charité, doivent aussi être serviteurs de l’Espérance, celle qui engendre la Joie. Et cela auprès des plus pauvres. Marie nous guide quand nous avons à être serviteurs de l’Espérance et de la Joie au milieu des épreuves. Comment Marie, servante du Seigneur, n’accompagnerait-elle pas, ne soutiendrait-elle pas les diacres appelés à leur ministère d’amour au milieu des épreuves de cette vie ?

Comme diacre, ou associé(e)s au ministère du diacre, nous avons à rayonner l’Espérance. Pas celle qui viendrait de nous, mais celle que nous puiserons auprès de Jésus envers et contre tout. L’Espérance, qui jaillit du cœur de Jésus, est invincible car Lui, il a déjà TOUT traversé !

Reportage M.D.C.

Cours de l’année académique 2008 - 2009 
 
 

PREMIÈRE ANNEE 

Premier semestre  

Introduction à la théologie :

avec l’abbé Philippe HECTOR  : le matin

L’Eglise dans l’histoire des hommes :

avec l'abbé Alphonse ARNOULD : l’après-midi                                                                                    

Second semestre :

Introduction à la morale évangélique

avec l’abbé Michel VINCENT : le matin

Les Evangiles synoptiques :

avec l’abbé Patrick GRAAS :  l’après-midi 
 

DEUXIÈME  et TROISIÈME ANNEES 

Premier semestre :

Ancien Testament : avec Elena di PEDE  : le matin 

Foi et raison : avec l’abbé Thierry TILQUIN :  l’après-midi  

Second semestre :  

Exégèse des Ecrits Johanniques

avec l’abbé Joël ROCHETTE : le matin 

Christologie : avec l’abbé Jules SOLOT : l’après-midi 

Calendrier pour l'année académique 2008-2009

Premier semestre :               Second semestre :              

13 et 27  septembre                7 et 21 février

11 et 25  octobre                     7 et 21  mars

8 et 22 novembre                    4 et 25  avril

6 et 20 décembre                    9 et 30  mai        

En janvier : deux samedis de formation permanente  

Pour les candidats au diaconat, il faut ajouter :

- 6 septembre : Journée d'accueil des nouveaux candidats

- 13 décembre :Récollection d'Avent

- 28 mars: Récollection de carême 

- 13 juin 2009 : Rencontre entre candidats et le consei diaconal

- 27 juin 2009 : Assemblée générale du diaconat

- du  20 au 23 août 2009 : Retraite 
 

Voici l'horaire d'une journée de formation 
 

  09h00 : prière des laudes

(obligatoire pour les candidats au diaconat )

  09h30-11h30 : cours

11h30 : célébration de l'eucharistie ( obligatoire pour les candidats )

12h00 : pique-nique ( chacun apporte son pique-nique ; café et potage sont servis sur place )

14h00-16h00 : cours 

P.A.F. : 15 euros par module pour les personnes extérieures au diaconat 

La formation se donne au Centre d'Accueil-Famenne,

rue d'Austerlitz, 56 à ROCHEFORT. 

Nouvelles de la Communauté diaconale 

Q  La maman de notre confrère Alain SCHOONVAERE est décédée le 4 mai. 

Q  On apprend également le décès de la belle-mère de notre confrère Jean-Louis BRAND. 

Q  Pascal DECAMP a dû être opéré une seconde fois de la hanche.  

Q  René COMPÈRE et son épouse sont fortement handicapés. Il a des problèmes digestifs et a eu une forte grippe. Marie souffre également de maux divers. 

Q  Anne-Marie DESSAUCY a subi une opération au genou. Elle est en revalidation. 

Q  L’épouse du regretté JEAN VAN SCHUEREN va également entrer en clinique pour une opération au genou.  
 
 

Diacre dans la cité :  Paul DONNEZ 

Appuyant sur le bouton, un verrou saute et la porte s’ouvre ! Une autre se referme derrière nous !…Un mot venant du haut-parleur m’avertit que je viens d’entrer dans l’enceinte de sécurité où la privation de liberté est bien réelle. Je viens  rencontrer  avec une collègue un détenu pour lui parler de son fils… et des progrès qu’il a faits à l’école. 

Peu avant, j’étais allé chercher une jeune afin de la conduire en institution car elle se mettait  en danger… pour elle-même et pour les autres ! 

Une autre fois, en bas de l’escalier, un bonjour furtif, voilà une concierge qui vient de finir l’entretien de la cage d’escalier d’un immeuble social de Namur. 

Des cris dont on ne distingue pas toujours la provenance. Des enfants qui se disputent mais aussi des couples qui se déchirent, des voisins qui s’eng…, tel est le lot de la vie de tous les jours, ce que je rencontre dans mon travail d’intervenant social chaque fois que je franchis cette porte. 

C’est aussi le geste de « l’au revoir » et de savoir aussi quand nous reviendrons la semaine suivante. 

Paul DONNEZ

Ma vocation diaconale et mon travail : c’est bien celui-là. Aller à la rencontre de ces personnes : négocier, parler, écouter. 

Au début,  je ne savais pas si je devais ou non porter ma croix (matérielle) lorsque je rencontrais ces gens. Maintenant, bien souvent, cela invite les enfants au questionnement : « Qu’est-ce que tu as là ? » Je ne puis que répondre que je suis diacre. Alors cela se corse. Les parents s’y mettent. 

Bien souvent, je suis là parce que j’ai un mandat judiciaire ou un mandat de la communauté française et je dois le faire respecter.  

Mais cette croix, cette présence pour certains d’entre eux, est un ballon d’oxygène, une halte. Elle permet de rappeler que nous sommes là pour eux, à leur service. 

Chaque jour,  je me rappelle du visage des personnes que je vais rencontrer, du jeune qui va devoir quitter son milieu familial, du rapport que je vais devoir faire au tribunal ! Mon métier c’est celui-là ! Négocier avec ma croix afin que le jeune ait la vie la moins difficile possible et aussi qu’une chance puisse lui être offerte un jour. 

Nous sommes heureux à Namur ! Nos juges de la jeunesse sont des parents avant tout et l’écoute est vraiment une chance pour ces jeunes ! Même si les prononcés ne sont pas toujours faciles à entendre pour une mère qui va devoir se séparer de sa fille, une chose est sûre, on essayera que les contacts ne se rompent pas. 

“Et Dieu, dans tout cela, diront-ils, qu’a-t-il fait pour nous ? Je prie, vous savez, monsieur !” Il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ces tristesses, mais nous encourageons du mieux que nous pouvons, même si parfois la misère humaine nous emmène dans des sentiers tortueux ! 

Ah  le Seuil ! Notre mission parfois complexe peut permettre d’apprendre aux gens de se préparer à leur défense et à les soutenir ! Bien souvent, quand nous arrivons au bout de notre mission, le jeune a retrouvé sa place, parfois de manière précaire, mais il l’a retrouvée. 

Si je ne parle pas de ma foi, j’essaie de faire comprendre aux jeunes et à leur famille qu’il y a quelque chose en eux qui peut se réveiller un jour et  faire en sorte que le bout de chemin que nous venions de faire ensemble pourrait les aider à aller plus loin.

                                    Paul DONNEZ

                          et  intervenant social à l’Aide à la Jeunesse 
 

Comité de rédaction : Jacques DELCOURT, Jacques DESSAUCY et Jean NICOLAS 

Mise en pages : Jacques DESSAUCY 

Abonnement d’un an (4 n°) : 8

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de la Communauté diaconale de Namur,

Chaussée de Waterloo, 287, 5002 SAINT-SERVAIS 
 
 

Éditeur responsable  :   Jacques DESSAUCY, rue de Saint-Hubert, 207A,   6927  TELLIN