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Diaconamur 

N° 52                       Bulletin trimestriel                    Décembre 2007 

              

À propos de la « Lettre de Mission » 

A près son ordination chaque diacre reçoit de l’évêque une « lettre de mission » dans laquelle sont spécifiés la mission particulière qui lui est confiée et le cadre dans lequel elle va se développer. 

Il ne s’agit pas d’une simple démarche administrative, mais d’une manière de prendre au sérieux, tout en la précisant, la part de la charge pastorale que l’évêque confie au diacre ; quelques réflexions personnelles à ce sujet, non exhaustives  ni  normatives… le principe de base, dans l’Eglise me semble simple et clair : « Nul ne se donne sa mission à soi-même, on la reçoit », du moins lorsqu’il s’agit d’un ministère ecclésial, et non d’une vocation « prophétique », ce qui est plutôt rare, ni d’un appel « en ligne directe », ce qui est souvent suspect… Certes,  la plupart des diacres vivent la mission  en « immersion professionnelle ». 
 
Il ne s’agit pas pour autant de  « cautionner » officiellement ce qui se fait déjà ; une ordination n’est pas que la simple reconnaissance par l’Eglise de la qualité de l’enga- gement d’un chrétien dans le monde, sans  quoi, idéalement,  tous les baptisés devraient être ordonnés… 

La famille n’est pas elle non plus le lieu qui détermine la nature de la mission diaconale, même si elle est directement concernée, voire parfois perturbée, par l’engagement du diacre ; il n’y a pas d’ordination de couple, pas plus qu’il n’y a de couple diaconal. Bien sûr, on est diacre « dans » sa famille et  son milieu professionnel, mais on ne l’est pas d’abord « pour » sa famille ou son milieu professionnel. Pour bien comprendre la nuance, on pourrait faire, me semble-t-il, un parallèle avec la situation de prêtres mariés (anglicans, orthodoxes, catholiques orientaux…) : on ne les ordonne pas  prêtres pour leur famille, mais bien pour un service de l’Eglise qui, bien souvent, demande de la famille une grande disponibilité ne serait-ce qu’en fonction des déménagements qu’entraînent les diverses nominations. Je sais que comparaison n’est pas raison. Mais le diaconat est un ministère ordonné, et donc un service d’Eglise, non la consécration d’un cheminement spirituel personnel, comme l’entrée dans un tiers-ordre. La maturation spirituelle de la réponse à un appel pressenti  constitue  bien évidemment une condition nécessaire… mais non suffisante. C’est bien la raison pour laquelle il y a discernement préalable.  

La lettre de mission a pour objectif  de dire non le « comment » mais le  « pour-quoi ? ». J’entends l’objection : ce n’est pas le « faire » qui compte, mais « l’être ». Certes, mais ne confondons pas les niveaux. Dans la lettre de mission, c’est bel et bien le service spécifique confié à chacun qui est en jeu et pour lequel d’ailleurs il lui est demandé, à l’occasion, de pouvoir rendre compte. 

Cette mission se vit en « Eglise » ; ce qui suppose non un vague sentiment d’appartenance  ecclésiale, mais un lien concret avec une communauté locale, même dans les cas où cette communauté n’est pas le premier lieu d’exercice de la mission. Pour les nouveaux ordonnés un prêtre « référant », souvent le doyen, est explicitement désigné pour assurer cette référence d’Eglise. Ce prêtre est d’ailleurs consulté avant la rédaction de la lettre de mission, ceci pour  éviter tout autant les « parachutages » pastoraux que les « évanouissements diaconaux » dans la nature. 

Tout ceci peut vous paraître bien peu spirituel, et pourtant il me semble nécessaire de passer par ce genre de clarifications si nous voulons que le diaconat, et surtout les diacres, puissent trouver et prendre toute leur place dans notre Eglise et que leur ministère y soit perçu non comme accessoire mais comme constitutif de l’être même de l’Eglise. Les intentions , même les plus généreuses, ne suffisent pas. 

Le diocèse de Liège a rédigé un document de « mise à jour » des missions confiées aux prêtres et aux diacres. Sans vouloir copier, la démarche me semble intéressante. Ce document est un outil qui permet à chacun, de temps à autre, de faire le point sur ses engagements,  avec les responsables du diaconat et l’évêque. Nous devrions peut-être nous en inspirer.  

Il m’est difficile de trouver le temps nécessaire pour rencontrer  systématiquement, comme je le souhaiterais,  chacun des diacres du diocèse ; je suis toutefois à la disposition de chacun lorsque se pose la question d’un changement d’orientation dans la mission diaconale qui est la sienne. N’hésitez pas à faire appel.  

Je me permets de rappeler aussi que Emile Plas a reçu mandat du conseil diaconal pour rendre visite à tous les diacres âgés, ou malades ; ses visites se font au nom de toute la communauté diaconale. N’hésitez pas à le contacter. 

Enfin, je me permets de rappeler que les équipes régionales devraient être un lieu privilégié pour partager entre diacres et éviter l’isolement dont souffrent certains.  

Bien fraternellement : 

Roger Kauffmann

Récollection de l’Avent 

Ambiance « scout toujours » pour une récollection sortant des sentiers battus sous un beau soleil d’hiver .C’est le quartier Gallet à Beauraing, qui fait partie de la Viale (www.laviale.be), qui nous a accueillis pour cette rencontre de l’Avent.

La Viale propose une combinaison originale, prière, travail et nature.

Le quartier Gallet est perdu à quelques kilomètres de Beauraing : une maison centrale, une chapelle et deux autres bâtiments pour y loger. Une nature à perte de vue… 

Le père Marbaix et François nous ont proposé, après la prière matinale dans leur très belle chapelle de travailler un peu ensemble.

C’est de cette façon que fonctionne la Viale : prière matinale, temps de travail, repas et ensuite prière et nature l’après midi ou la soirée pour ceux qui y séjournent plusieurs jours. Nous étions un petit groupe de 14 et nous nous sommes répartis en plusieurs groupes, l’un coupant et rentrant du bois, les autres mettant sur pied une serre et enfin un groupe cuisine (compote de pommes et spaghettis).

Après ce labeur bien sympathique (qui, il est vrai, ne nous a pas épuisés mais a créé des liens), nous avons pris un peu plus d’une heure en pleine nature, seuls, à écouter ce que notre intérieur et la nature voulaient nous dire quand on veut bien mettre son esprit au repos.

Après cela nous avons pris le repas, un repas confectionné avec ce que l’on a trouvé dans la réserve… une soupe toutalcasserol et un bon spaghetti.

Voilà un repas improvisé, mais c’est toujours ceux-là qui sont les meilleurs… Manquait juste un peu de vin !

L’après midi fut consacrée à une balade dans les bois et la campagne environnante (un peu détrempée et boueuse), au pas soutenu… Ce qui avec le froid d’hiver a largement remplacé le petit vin manquant du midi… Nous sommes rentrés bien fouettés pour un petit bilan de la journée autour du feu de bois (quelques-uns ont manqué la marche dans les bois…mais on a les noms !!!)

Le ministère du diacre n’est-il pas de rencontrer le monde tel qu’il est ? Sortir des sentiers battus, c’est un peu s’ouvrir à toutes les formes de ce ministère et aller vers tous les chrétiens.

De l’avis de plusieurs participants c’est un autre style de journée, certainement moins liturgique mais où l’accent est mis sur la fraternité, l’ouverture aux autres et la prière. Voilà qui pourrait donner des idées pour l’avenir.

Lors la conclusion de cette récollection, plusieurs souhaitèrent renouveler ce genre de journée. Il faudrait peut-être alterner un peu les deux genres afin que tous s’y retrouvent.

Bref, de l’avis de tous les participants : un bon moment où nous avons pu travailler ensemble (ce qui, mine de rien, crée des liens… à force de mettre des boulons), prier ensemble (ça on en a l’habitude), manger ce que nous avions préparé ensemble (quelques-uns ont redouté une anesthésie totale…) et nous promener ensemble dans une nature superbe.

De l’avis de tous les participants la formule devra être réessayée. Voilà un beau moment de fraternité et de ressourcement qui laissera une empreinte indélébile dans la mémoire de tous. Si le conseil reconduit ce genre d’expérience innovante mais au combien enrichissante et agréable, prévoyez quant même un petit entraînement sportif, des bottes, et vos tenues de camouflage…ceci juste pour faire un peu d’humour car en résumé c’était très chouette.

Fabrice GOOSSENS 
 
 
 

Formation permanente 
 
Les 12 et 19 janvier, une quarantaine de personnes (des diacres, des épouses, des candidats, des laïcs de différents horizons) se sont retrouvés autour de Mr. l'Abbé J.M. Virlet (et une assistante, Suzanne), ancien inspecteur de religion de l'enseignement officiel et professeur à l'Institut Supérieur des Sciences Religieuses du diocèse de Tournai, pour une session de formation à l'écoute.
 

C'est avec une série d'exercices et de jeux de rôle que l'Abbé a permis a chacun de prendre conscience d'une manière d'écouter, de partager, d'échanger.

 
Les notes (de l'abbé lui-même) ne sont pas exhaustives et ne sont que le pâle reflet de ce qui a été vécu et reçu.

1. ÉCOUTE  

1.Pour qu'une écoute soit possible, il faut que l'émetteur et le récepteur aient un terrain commun. Chacun a des référents personnels : psychologique, culturel, social. Cela se fait par le dialogue selon une approche progressive.

2.Il importe de bien être attentif au langage utilisé. On distingue le langage digital, objectif, rationnel dans lequel chaque mot désigne une chose et le langage analogique ou symbolique qui est plus global

Exemples : je me sens mal (langage analogique)

Tu devrais aller voir un médecin (langage digital)

Cela est souvent source d'incompréhension

3. L'écoute n'est pas une question de volonté, de charité chrétienne Elle demande un certain nombre de techniques. Mais il ne faut pas se laisser enfermer dans les techniques.  

4. L'écoute ne se situe pas seulement au niveau du contenu mais aussi et d'abord au niveau des sentiments. Ce sont ces deux niveaux qui doivent être reflétés.

5. Le silence fait   partie de l'écoute. Une question à se poser : Le silence me gène-t-il ? Pourquoi ? Laisser des temps de respiration à l'interlocuteur

6. L'écoute demande une certaine sélection et une interprétation. Il faut être conscient de ce danger.

7. L'importance de vivre en empathie avec l'autre de façon consciente pour éviter une attitude fusionnelle.

8. Pour être en vérité à l'écoute de l'autre, il importe à la fois de se détacher de soi et en même temps être à l'écoute de soi.

9. Ecouter l'autre sans oublier qu'il a une histoire, même si nous n'en savons rien ou simplement quelques bribes.

2. Écouter dans la Bible

2.1. Le croyant écoute Dieu

1. Le texte fondateur : « Ecoute Israël ! Le Seigneur notre Dieu est le Seigneur UN. . .  (Dt. 6,4) repris par Mt, 22,27. L'écoute se dit donc dans le cadre d'une alliance, d'un don donné et reçu.

2. Le fondement de la foi pour les chrétiens comme pour les Juifs ne consiste pas en des faits extraordinaires mais en un échange de paroles.

3. Ecouter suppose une ouverture du cœur et une mise en pratique.

4. La parole de Dieu peut s'exprimer de deux manières : soit comme un cri symbolisé par des images terrifiantes (Ps.29), soit dans un murmure comme avec Élie (1 Rois, 19.12).

5. Ecouter, c'est être attentif au son, à la modulation de la parole (Ps 103,20) avant d'entendre le contenu.

6. Marie est le modèle de l'écoute et de l'adhésion à la parole. Elle obéit ( ob-audire = entendre sous). 

2.2. Dieu écoute l'être humain (la prière)

1. La première forme de la prière est celle de demande. Elle est signe d'espérance. Souvent dans la détresse physique ou spirituelle, cette prière est un cri (Ps 39,13 ; 61, 2 ;77,2).

2. Ce cri peut durer longtemps et Dieu l'entend en souffrant avec nous. Mais ce cri se transformera un jour en paroles, c’est-à-dire en l'expression non plus du besoin mais d'un désir de rencontre.

3. Prière de besoin et prière de désir. Cette dernière est celle qui fait vivre.

4. Jésus a poussé un cri sur la croix et celui-ci s'est transformé en désir pour devenir source de vie.

 
Décidément, après la récollection active, cette formation plonge le diaconat dans l'apprentissage par le concret et, à entendre certains (mais pas tous), cela a un certain charme et beaucoup d'intérêt. 
 
Jacques DELCOURT
 
 
 
 
 

Lors de la seconde journée de formation permanente, nous étions dans la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Jules nous a proposé ce texte: 

PRIÈRE POUR L'UNITÉ DES CHRÉTIENS 

Seigneur Jésus, qui, à la veille de mourir pour nous, as prié pour que tous tes disciples soient parfaitement un, comme Toi en ton Père et ton Père en Toi, fais-nous ressentir douloureusement l'infidélité de notre désunion,

 
Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter ce qui se cache en nous d'indifférence, de méfiance, et même d'hostilité mutuelles.

 
Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi, dans ta paix du cœur, afin que de nos âmes et de nos lèvres monte incessamment ta prière pour l'unité des chrétiens, telle que tu la veux, et par les moyens que TU veux 
En toi qui ES la charité parfaite, fais-nous trouver la Voie qui conduit à l'Unité dans l'obéissance à ton amour et à ta Vérité. 
Amen.

Prière de l'abbé Paul COUTURIER. Centre Œcuménique - Lyon 
 
 
 
 
 

Jules SOLOT

20 ans de responsabilités du diaconat 

Voilà 20 ans que les diacres ont la lourde tâche de s'occuper de Jules Solot : en effet, c'est en 1987 que la petite communauté diaconale a vu arrivé un jeune abbé déjà fringuant, dynamique; sensible et souriant. Cet éternel jeune prêtre avait été ordonné 5 ans auparavant.  
 
Notre ami Jules (le responsable des novices comme dit un certain diacre) vient en effet de fêter ses 25 ans de prêtrise, ses ... "noces d'argent" le 14 octobre en sa chère église de Rochefort qui semblait bien petite pour accueillir tous ses amis. Mais, au fait, a-t-il des ennemis ? Peut-être ? Mais il faut alors chercher loin et longtemps.

 
Comme on ne peut pas béatifier ou canoniser quelqu'un de son vivant et malgré tous les miracles qu'il a déjà accomplis, nous n'en dirons pas plus sur sa sainteté et son cortège de qualités. 
 
Laissons-le parler de sa vision du prêtre aujourd'hui:  
"L’Évangile est un message. Et bien plus que ça. Plus j'avance, et plus je me dis que ce message est pertinent. Qu'il peut éclairer ma vie et celle des personnes qui, au sens large, m'entourent. Je pense que dans cette dynamique, le prêtre doit être un porteur. Entouré d'autres personnes, il doit porter ce message au nom du Christ et de l’Église. Ce n'est pas toujours simple. On attend parfois d'un prêtre qu'il soit parfait. Mais chacun a ses limites." ( in "Vers l'Avenir" 19 octobre 2007). 
 
Merci Jules d'être là comme tu es ! Nous nous cotisons dès à présent pour tes noces d'or...

Jacques DELCOURT 
 

Le conseil diaconal a décidé de créer une petite bibliothèque comprenant des ouvrages sur le diaconat. Voici le premier livre acheté, dont le contenu a déjà fait l’objet d’un article de Dimanche express, repris dans notre dernier numéro. 

Le diaconat permanent

De Bruno DUMONS et Daniel MOULINET 

C’est à l’occasion du quarantième anniversaire de la Constitution conciliaire Lumen Gentium qu’un colloque, organisé par la faculté de l’université de Lyon et avec la participation du comité national français du diaconat, s’est tenu à Lyon du 19 au 21 novembre 2004. Ce sont les Actes de ce colloque qui viennent d’être publiées. 

C’est bien sous l’impulsion de l’Esprit saint que Vatican II, dans la constitution Lumen Gentium, (n° 29), permet la restauration du diaconat permanent concernant l’ordination d’hommes célibataires ou mariés, non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du service. 

Les approches historique et sociologique de ce colloque nous offrent une excellente présentation de la situation ; elles sont indispensables à qui veut se faire une idée exacte de la réalité diaconale. Elles mettent en évidence la générosité de ces hommes et de ces couples qui ont accepté de se lancer dans une expérience dont on saisit encore mal les contours. 

Que peut-on dire aujourd’hui du diaconat permanent en France ? Le diacre ne serait-il qu’un « sous-prêtre » ou un « super-laïc » ? Il est certes beaucoup trop tôt pour tirer un bilan de cette expérience : « Qu’est-ce que quarante ans à l’échelle de l’histoire de l’Eglise ? », mais il est cependant urgent de réfléchir aux problèmes théologiques et ecclésiaux qu’il pose. 

On ne peut se contenter, sur une telle question, de faire preuve d’empirisme et de bâtir une théologie à partir de la seule expérience. Comment articuler tradition et nouveauté ? Si l’Esprit Saint  interpelle l’Église, est-ce seulement pour palier l’absence des prêtres ? S’il fallait s’en tenir à cette seule visée négative, nous risquerions fort de passer à côté de l’essentiel. Le rétablissement du diaconat s’inscrit dans un nouveau paysage ecclésial, il s’agit de construire un avenir et pas seulement de retrouver ce qu’a pu être le diaconat aux premiers siècles de l’Eglise. Les points de vue sont ici complémentaires, voire différents et c’est ce qui fait la richesse de ces interventions. 

Si le diaconat n’est pas toujours bien situé, s’il est souvent mal compris dans l’ensemble de notre Eglise, si les diacres sont quelquefois mal à l’aise, n’est-ce pas parce qu’il n’a pas encore trouvé ses marques ? La difficulté majeure, tant théologique que pratique, réside en son identité ministérielle, ce qui apparaît nettement lorsqu’on repère les deux courants présents. Les évêques de France, en 1970 puis en 1996, ont marqué leur préférence pour des diacres « en pleine vie » qui, grâce à leur situation familiale et professionnelle, rencontrent davantage l’incroyance et la misère. Le diaconat, comme le rappelle le P. Sesboué,s.j., est à  l’heure actuelle « traité en des directions diverses, pour ne pas dire opposées ». Nous avons affaire à une « question disputée » sur laquelle les théologiens devront poursuivre leur travail. 

Dans les réflexions et témoignages, je retiendrai cette phrase d’Alphonse Borras : « Parmi les diacres de la Gaule, les Belges sont les plus braves ».  

Le diaconat permanent : quatrième partie p. 281. par Bruno Dumons et Daniel Moulinet. Ed. du Cerf, 363 pages. 32 i.

Émile SAC

Rappelons l’adresse du site Internet du diaconat du diocèse de Namur. Ne manquez pas de le mettre dans vos favoris :

www.diacresnamur.net

Toute suggestion, ajout ou correction :

                Jacques DELCOURT :    
 
 
 

Calendrierr 
 

Récollection de carême 

La récollection du carême aura lieu le samedi 23 février au séminaire à Namur et contrairement aux habitudes, les participants seront invités à prendre leur pique-nique (le prix du repas au séminaire est beaucoup trop élevé !).  

Elle sera animée par l'abbé Serge Théate (chargé de formation dans le diocèse) et le thème en sera: "Si tu savais le Don de Dieu..." (Jn4,10). 
 

Retraite annuelle des diacres 2008 

En planifiant vos futures vacances, n’oubliez pas notre retraite annuelle : du 21 au 24 août, au Monastère de Clervaux (Grand-Duché de Luxembourg). 

Programme des cours 
- les 2 et 16 février  - les12 et 26 avril
- les 1 et 15 mars  - les 10 et 24 mai 
 
 Nouvelles de la communauté diaconale 

4 Thérèse, l’épouse de notre confrère Jean-Pierre BOUTEZ, éteinte le 5 novembre 2007, à la suite un cancer. 

4 Après avoir été hospitalisé d’urgence fin novembre, Arthur TAMIETTO est rentré chez lui. Il semble que sa rencontre avec le Seigneur approche. 
 
 

L’Internet 

A lire si l’on vit dans le monde de 2008. 

Oui, c’est vrai tout le monde n’a pas un ordinateur à la maison, tout le monde ne fréquente pas ce monde des médias. Oui, tout le monde n’est pas nécessairement passionné par l’univers parfois étrange de l’informatique. Mais tout le monde sait que c’est un moyen de communication pour aujourd’hui. 

D’après une enquête récente, l’écran de télévision n’est plus celui qui occupe le plus la jeunesse mais bien l’écran de la console de jeux ou du PC1. Internet et le Web ont donc pris une grande place dans notre monde occidental. 
 

Je dois préparer une homélie, un exposé particulier, une leçon de catéchisme, un cours… La tentation est grande de se lancer sur son clavier et de rechercher des informations dans la bibliothèque mondiale qu’est le WEB. D’accord ! Mais les choses ne sont pas si simples. Nous devons avoir une légitime prudence dans notre quête : faut-il le redire tous le sites ne sont pas de la même valeur ? 

Nous ne devons pas avoir une méfiance maladive mais une prudence légitime. Quelques petits exemples aideront à comprendre notre propos. 

Au détour de vos pérégrinations, vous pourriez tomber, par exemple, sur le site www.christianisme.ch. Tiens, voilà donc un site qui traite du

___________ 

PC =  Personnel computer = ordinateur personnel. Le mot ordinateur est un néologisme des années 50 (55 plus exactement). Il est curieux et amusant de lire le courrier de l’époque où IBM réfléchit au mot qui va désigner la machine que nous connaissons. Un « ordination » (sic) était un des premiers choisi mais quelqu’un a souligné qu’il risquait d’y avoir une confusion avec une célébration religieuse. A lire le courrier sur http://www.traduc.org/pipermail/gnomefr/2003-July/000258.html 
 
 

christianisme. Oui, mais voilà ce nom de domaine (c’est comme cela qu’on désigne cette simple adresse), a été achetée par un athée plus que convaincu qui traite de l'idéologie chrétienne [qui] est cruelle, castratrice, absolutiste. Sans commentaires. 
 

Un autre piège plus insidieux encore : « wikipedia ». Ce nom désigne une énorme encyclopédie électronique. En tant que professeur de religion, j’interdis à mes jeunes étudiants de l’utiliser (c’est sévère, je sais). Mais pourquoi ? Parce que cette compilation d’articles est composée par les internautes eux-mêmes : pour faire simple : n’importe qui peut écrire n’importe quoi sur le sujet qu’il veut. Le principe c’est qu’il est attendu que des gens plus compétents corrigent les erreurs. Globalement, il s’y trouve beaucoup de bonnes choses mais il en est qui sont erronées ; en particulier ce qui concerne la religion. Méfiance ! 

Méfiance ! Quand j’ai les résultats du moteur de recherche, il convient de savoir qui est derrière le site. C’est élémentaire ! Est-ce que les Témoins de Jéhovah, les Mormons, les Adventistes, les protestants, les catholiques, etc. parlent tous de la même manière de Jésus-Christ ? De la Vierge Marie ? Loin de moi de jeter l’opprobre sur mes frères humains d’autres confessions : ils sont également porteurs de grandes richesses mais toutes les christologies ne sont pas nécessairement catholiques. Prudence, donc ! 

Il n’y a pas lieu de mettre des sites à l’Index d’une part et de donner des « Imprimatur » à certains d’autres part mais il faut un bon esprit critique pour se mouvoir dans cette sorte de jungle où tout, tout est permis. 

Il est de nombreux sites qui sont dignes de confiance a priori : citons-en quelques-uns sans être exhaustif, évidemment.

   - www.catho.be: site de l’Eglise francophone belge ;

   - http://www.diocesedenamur.be, évidemment ;

- www.diacresnamur.net (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même) qui vous donnera un ensemble d’endroits où l’on peut dénicher des choses pertinentes2.

- www.portstnicolas.org : très bien fait (si ce n’est qu’il utilise à l’envi des termes de marine qui perdent l’internaute)

Les diocèses, les congrégations religieuses, les conférences épiscopales ont tous leurs sites intéressants. 

Comité de rédaction

Je m’en voudrais de ne pas nommer www.parvis21.com animé par Jacques D. avec une passion sans égale. Allez-y faire une petite visite, croyez-moi, c’est interpellant aux niveaux pastoral et doctrinal.

                              Jacques DELCOURT                 

              2 pertinentes... pour qui ? 

 

 

Jacques DELCOURT, Jacques DESSAUCY

et Jean NICOLAS 

Mise en pages : Jacques DESSAUCY 

Abonnement d’un an (4 n°) : 8 i

à verser au compte n° 068-0809430-89

de la Communauté diaconale de Namur,

Chaussée de Waterloo, 287, 5002 SAINT-SERVAIS 
 
 

 
              
              Éditeur responsable  :   Jacques DESSAUCY, rue de Saint-Hubert, 207A,   6927  TELLIN