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Diaconamur
N° 51 Bulletin trimestriel Septembre 2007
L’effet de serre
Ainsi donc notre bonne vieille planète se réchauffe très vite ! Les glaces arctiques fondent à une vitesse jamais égalée. Cette année, on observe 2,6 millions de km2 de banquise de moins de ce qu’il en reste en moyenne à cette époque de l’année !
Nous aurions pu croire que nous pouvions rester bien calfeutrés sous un matelas protecteur, à l’abri de tous les soucis liés à l’aventure humaine. Dommage pour nos illusions ! Le matelas ne protège pas, il détruit de manière insidieuse. On dit (dans les milieux bien informés) que 16.000 espèces sont menacées : plantes, amphibiens, mammi-fères... Voilà matière à parabole pouvant secouer les diacres que nous sommes.
Cela ne vaut rien de rester emmitouflés sous des matelas mortifères et des serres trompeuses qui risquent de nous anesthésier et de nous enfermer dans une foi qui s’endort. Nous savons pourtant que le Christ nous tire de la torpeur : “Veillez, jetez vos filets au large. Venez, suivez-moi.” D’accord, Seigneur, mais tu nous conduis jusqu’où ?
Les premières pages de la Genèse nous montrent un Dieu d’émerveillement, loin des descriptions alarmistes qui faisaient le début de cette réflexion. Certes, il y a une création à découvrir : récifsde corail, banquises, écosystèmes, bébés qui naissent, enfants qui grandissent, amour qui s’épanouit, communautés rassemblées pour la prière commune... Mais pour en vivre, il faut refuser de se laisser enfermer dans une serre surchauffée. Jésus, celui qui a traversé la Samarie, mangé avec ceux dont personne ne voulait, nous invite à quitter nos certitudes trompeuses. Un jour, à sa suite, empoigné par le message du Ressuscité, un “baroudeur” nommé Paul affrontera l’adversité et le grand air. Et puis, il y en eut tant d’autres. Et nous, avec nos petits moyens, en 2007, au cœur de tous ces bouleversements climatiques, politiques, familiaux, comment vivre cette zone que l’on appelle espérance ?
Il faut lancer les filets de l’autre côté, avancer en eau profonde en s’appuyant sur celui qui nous a promis de ne jamais nous laisser orphelins.
Jean NICOLAS
À Orval
Retraite annuelle
Le 23 août dernier, l’abbaye d’Orval nous aaccueillait encore une fois pour notre retraite annuelle.
Tout d’abord, le cadre ! Quel bonheur que de se retrouver dans ce vaste lieu de prière, de calme, de ressourcement ! Les organisateurs avaient bien fait les choses au niveau de la météo : hormis une petite ondée, ils nous ont fait connaître un temps d’été (moments rares cette année). Merci Seigneur ! C’est plus facile et agréable de déambuler en méditation sous le soleil que sous le parapluie et la drache autochtone.
Par ailleurs, nous avions rendez-vous avec Guerric d’Igny qui nous a été présenté – avec une mæstria à nulle autre pareille – par frère Bernard-Joseph que tous les hôtes de la Trappe connaissent bien.
Chanoine de Tournay, Guerric d'Igny (1070/1085 [?] – 1157) entre à Clairvaux vers 1120 et devient abbé de Notre-Dame d'Igny en Champagne, vers 1138[1]. Ce disciple de Saint Bernard nous a laissé 54 de ses sermons qui sont parvenus jusqu'à nous. Ces textes émaillent l’année liturgique.
Comme son maître Saint Bernard, Fr. Bernard-Joseph nous invite littéralement à manger la Parole et à la ruminer (vraiment comme les vaches avec leur bol alimentaire !)
Nous avions deux points d’écoute pour « brouter » la parole de Guerric et la journée (la nuit) pour « ruminer ».
Il est impossible de faire passer ici le fruit de ces méditations de même qu’il est difficile de faire passer le fruit d’une lectio divina.
Guerric mêle intimement la parole de Dieu à sa pensée dans un style étrangement révolutionnaire, moderne et audacieux !
Voici quelques extraits dont le choix est absolument subjectif :
b Ô âme croyante, ouvre bien grand ton sein, dilate ton cœur, ne sois pas à l’étroit en tes propres entrailles, conçois celui qu’au-cune créature ne peut contenir. Ouvre à la parole de Dieu ton oreille pour entendre. Car l’oreille est pour l’esprit à con-cevoir le chemin qui mène vers l’utérus de ton cœur ; et c’est de cette manière que prennent consistance les os du Christ — c’est-à-dire les vertus — dans le ventre de la femme enceinte (Qo 11, 5).[2]
b Le père[3], dit le texte, se jeta à son cou et l'embrassa. Lorsqu'il l'abordait ainsi, que cherchait-il par cette étreinte et ce baiser, sinon à introduire son fils en soi-même et à s'introduire soi-même en son fils. Il insufflait en lui son souffle, pour que son fils, en s'unissant à lui, forme avec lui un seul esprit (un seul souffle), comme en s'unissant aux prostituées il avait formé avec elles un seul corps (1 Co 6, 16-17).[4]
b … me voici, je suis prêt à être immolé pour que tu manges ma chair et boives mon sang (Jn 6, 53). Et ne va pas craindre que la mort de ton serviteur te prive des services qu’il te rend : même lorsque j’aurais été mangé et bu, je demeurerai, intact et vivant, à ta disposition et je te servirai comme auparavant.[5]
b Il ne faut donc pas, mon frère, trop épargner à tes pieds les chemins de l'obéissance et les allées et venues du travail, puisque Jésus pour toi n'a pas épargné à ses pieds la souffrance des clous, et maintenant ne refuse pas de récompenser et réparer les fatigues des tiens en te permettant d'étreindre et d'embrasser les siens.[6]
Évidemment, il convient de lire l'entièreté des sermons et de voir ces lignes dans leur contexte.
Nous pourrions procurer ces extraits à ceux qui en font la demande mais vous les trouverez soit sur le site de l'abbaye d'Orval, soit sur le site des cisterciens (cf. références de bas de page précédente).
Par ailleurs, nous avons fait également la connaissance de Guillevic et de ses poèmes simples qui semblent même anecdotiques mais tellement profonds :
Le matin
T’est donné,Ne le prends pas
Comme un dû
Je tends ma sébile
Au soleil levant.
Relisez ces quelques mots en imaginant le pauvre que nous sommes qui se tend, en demandeur, vers le Christ ressuscité, le Christ ressuscitant le matin de Pâques.
Nous avons également vécu ces jours dans le rythme des temps de prières des moines : que du bonheur.
C’est certain ! L’an prochain, je retourne en retraite avec mes confrères !
Jacques DELCOURT
Visite de Mgr Léonard
Lors de la retraite à Orval, Monseigneur Léonard est venu passer un moment avec nous.
Ils nous a entretenus essentiellement de deux thèmes: l'interpellation et le diaconat.
L'interpellation
Tous les baptisés sont appelés par le Seigneur pour une mission spécifiques. A fortiori les diacres permanents.
Cette vocation peut venir d'une interpellation: "Dis, tu ne serais pas bien un jour diacre, toi ?" "Oh, je te vois bien diacre !"
La liturgie nous montre effectivement que c'est l'Eglise qui appelle, mais cet appel ne sera fructueux que si l'appelé ouvre son coeur et décide de faire le pas.
Il semble parfois plus simple d'interpeller des hommes mariés au diaconat permanent que d'inciter des célibataires à la prêtrise ou au diaconat.
Qui interpelle ?
- L'Évêque peut inviter quelqu'un à devenir diacre ;
- Les responsables pastoraux et, en particulier, les doyens ont un grand rôle à jouer à ce niveau-là ;
- Les diacres eux-mêmes, par le témoignage qu'ils donnent dans leur métier, dans leurs activités pastorales et liturgiques. Ils interpellent par ce qu'ils sont. Ils peuvent inviter les personnes idoines à réfléchir au diaconat sans oublier la dimension ecclésiale (c'est l'Eglise qui appelle !).
La mission du diacre
Monseigneur Léonard se situe dans le cadre du document de Monseigneur Warin sur les paroisses :
Les diacres sont les signes sacramentels du Christ-Serviteur. Comme tels, ils sont d'abord les ministres de la charité. Leur présence dans une liturgie eucharistique rappelle que la cène du Seigneur est toujours lavement des pieds, que la liturgie qui ne s'achève pas en charité trahit le mystère qu'elle proclame. En nommant un nouveau diacre, il faut - me semble-t-il - d'abord penser à l'étroite solidarité de l'Eglise avec l'ensemble de la famille humaine, à ceux qui sont loin, à ceux qui ont du mal à s'insérer dans l'Eglise et qui sont au seuil.
Le diacre est d'abord, et avant tout, le serviteur de la charité (c'est d'autant plus significatif dans certaines professions d'aide, de service : enseignants, aumôniers de prison...). Les diocèses francophones ont toujours privilégié cette approche du ministère : les diacres sont le ferment dans la pâte, là où ils sont !
Le diacre a aussi un rôle à jouer dans la paroisse même si ce n'est pas lui qui en a le souci premier (mais le curé). Il a évidemment sa place dans le paysage paroissial. On peut même imaginer qu'un diacre soit rémunéré pour célébrer le culte sans être pour autant le responsable de la paroisse.
Le diacre a également une mission liturgique: à l'autel aussi, il représente le Christ Serviteur. Il a à coeur de remplir cette mission parfaitement.
Jacques DELCOURT
Lectures sur le sujet proposées par Monseigneur :
* Le diaconat permanent Bruno Dumont & Daniel Moulinet, Editions du Cerf (actes du colloque organisé par la Faculté de théologie de l'Université catholique de Lyon en novembre 2004) * Revue "Célébrer" n° 354 (août - septembre 2007)
La rentrée du diaconat
C'est le mois de septembre, le mois de la rentrée !
On achète une nouvelle mallette (cartable, en français), on taille ses crayons, on recouvre ses cahiers et ses livres.
On retrouve les vêtements d'école ... On prend les meilleures résolutions possible !
Mais surtout, surtout ! On va retrouver les amis, les copains...
Youpie ! Vive le mois de septembre !
Pour les diacres c'est aussi la rentrée en septembre : chouette, l'année est repartie !
"Bonjour, Jacques ! Comment vas-tu ?"
"Et toi, Jules ?"
Embrassades, poignées de mains, accolades, saluts, bises.
Quel bonheur de rencontrer les frères diacres et nos amies, les épouses. Quelques enfants !
On prend des nouvelles des absents : "Ah, Untel est malade ? Je ne savais pas. Je vais lui passer un petit coup de fil en rentrant".
"Tiens ? Tu me dis que tel autre est auprès de son enfant malade...
X
X”C'est dommage, on Xon ne rencontre pas Xsouvent X ou Y à nos Xréunions. Pourquoi ? X"Je ne sais pas."
X Aujourd'hui, samedi 8 Xseptembre, nous Xsommes quelques- Xuns à Waha pour Xmarquer la nouvelle Xannée.
Les gentils organisateurs ont bien fait les choses : la tonnelle d'Etienne pourra rester dans sa boîte. Le temps n'est pas mauvais : il ne peut pas toujours pleuvoir, quand même.
Dans les pas d'André Collard, un marchois amoureux de sa ville, nous voilà , en train de déambuler dans les petites rues typiques. Il nous fait découvrir ce que les autochtones ne connaissent pas toujours.
Bien ! Intéressant... et cela change des réunions très sérieuses.
Fin de matinée, nous sommes rassemblés autour de Philippe Hector pour l'eucharisitie et la liturgie d'accueil du nouveau candidat à qui nous souhaitons bon vent !
Monsieur le vicaire épiscopal Hector remplaçait Mgr Warin retenu par des funérailles d'un ami.
Le petit (hum) nouveau était accompagné de son équipe... d'accompagnement.
A voir le nombre de personnes présentes, je peux estimer qu'il doit être vraiment bien... accompagné. Ils auraient pu louer un bus, tant ils étaient nombreux ! Merci !
Après l'eucharistie, les cuistotes et cuistots nous ont concocté un merveilleux barbecue que chacun a apprécié à sa juste valeur !
C'est dans ces moments-là aussi que la communauté se forme !
C'est dans ces moments-là que je vois que mon frère diacre partage les mêmes joies et mêmes peines que moi comme père de famille.
Et voilà, Monseigneur Warin ! Merci, Monseigneur, d'avoir accompli une longue route pour venir partager nos agapes ! Nous sommes ravis de vous rencontrer...
Merci Etienne et son équipe pour cette journée !
Jacques DELCOURT
LES DIACRES
Une fonction encore à inventer
L’hebdomadaire DIMANCHE Express nous a aimablement autorisé à reproduire les deux articles sur le diaconat parus dans son édition du 9 septembre 2007. Que ses rédacteurs soient ici remerciés pour leur soutien au diaconat permanent. |
Dans les célébrations eucharistiques, ils sont devenus des acteurs à part entière. Ils s’adressent aux fidèles à des moments comme la lecture de l’Évangile, l’invitation à s’échanger un baiser de paix, l’envoi à l’issue de la cérémonie… Mais être diacre, c’est bien plus que cela : remise à l’honneur voici quarante ans, la mission est “multidimensionnelle”. L’avis d’un théologien belge.
Anniversaire
Le diaconat permanent est à la fois jeune et âgé. Rétablie voici 40 ans par le concile Vatican II, la fonction est en effet née voici 2000 ans : c’est pour aider les veuves de la toute jeune Église instituée après la mort du Christ que les apôtres imposèrent les mains à sept hommes sages et dignes de confiance. Le diaconat a ensuite disparu comme état permanent, pour demeurer uniquement l’étape préalable à l’ordination sacerdotale.
Voici trois ans, un colloque s’est tenu à Lyon à l’occasion de l’anniversaire de ce rétablissement. Les actes de cette rencontre viennent d’être publiés. S’il est essentiellement question des diacres français, l’expérience belge est également abordée avec l’abbé Alphonse Borras. Le vicaire général du diocèse de Liège fait remarquer que chez nous, les diacres sont surtout concentrés sur le terrain paroissial. C’est que dès le début, les évêques belges ont moins nettement privilégié la présence et le témoignage de l’Église au milieu du monde : lieux de travail, quartiers éloignés, chrétiens marginaux… Or, l’abbé Borras plaide précisément pour qu’on les insère “là où les besoins de la mission le requièrent” : c’est ce qu’il appelle des “diacres en pleine vie”.
Un accueil frileux…
Si l’action sociale et caritative n’est pas écartée, c’est donc principalement en paroisse que la première génération de diacres belges va s’insérer jusqu’au milieu des années 80. Le phénomène ne sera pas sans conséquences sur l’accueil relativement frileux que leur réserveront certains prêtres : il leur a fallu apprendre à répartir les tâches pastorales avec ces nouveaux ministres ordonnés, en une période post‑conciliaire où les prêtres avaient eux‑mêmes du mal à situer leur vocation. Alphonse Borras parle même d’une “amertume” vis‑à‑vis de ces “confrères” mariés et engagés dans une vie professionnelle. Et le phénomène perdure vis‑à‑vis de ces diacres que d’aucuns perçoivent encore comme des “ersatz de prêtres”.
Une autre différence avec la France est pointée par l’abbé Borras : de l’autre côté de la frontière, le diacre reçoit en général une lettre de mission, alors que son collègue belge agit dans un cadre moins formalisé. Dans ce contexte de “diacres free lance”, le vicaire général de Liège plaide pour cette formalisation, qui aiderait certainement à une meilleure réception du diaconat : “On ne sent pas suffisamment la poussée d’un diaconat à vivre dans l’espace social, au cœur des milieux professionnels, dans les marges d’une société frappée par la dualisation.”
Pragmatisme et attentisme
Conclusion du théologien belge : “La mise en œuvre du diaconat participe encore d’un certain flou où pragmatisme rime avec attentisme. Le diaconat ne semble pas être une question théologique prioritaire, ni une pratique ministérielle d’intérêt majeur pour la mission.” Devant ce tableau, Alphonse Borras refuse cependant d’être pessimiste et il souligne la grande générosité des diacres dans notre pays. Voilà qui lui a permis de paraphraser Jules César en titrant “Parmi les diacres de la Gaule, les Belges sont les plus braves” : il faut rappeler que le colloque se déroulait à Lyon, ville dont l’archevêque est appelé “primat des Gaules”…
Hubert WATTIER (Dimanche Express)
DIACONAT PERMANENT
un retour progressif
Voici quarante ans, le “retour en grâce” du diaconat permanent ne fut pas chose aisée. Avant que les participants à Vatican II ne se mettent d’accord sur ce document fondateur, les discussions avaient été longues et difficiles. Dès janvier 1962, une première proposition fut ainsi rejetée en commission : une majorité des membres refusaient l’idée d’ordonner des hommes mariés et craignaient que ne s’instaure un “double clergé” qui viendrait menacer le célibat des prêtres.
Le dossier revint ensuite sur la table pour déboucher enfin deux ans plus tard sur le passage de “Lumen Gentium” qui ouvre la porte : “Le diaconat pourra, dans le futur, être rendu comme un degré propre et permanent de la hiérarchie.” Les conférences épiscopales reçurent ainsi le feu vert pour décider, si elles l’estimaient opportun, d’instituer de tels diacres. Très rapidement, on vit alors les pays du nord de la planète s’engager sur la voie du rétablissement du diaconat permanent. Le mouvement devait par contre être beaucoup plus timide dans le sud, et aujourd’hui encore l’Asie, l’Afrique et l’Océanie ne totalisent à elles trois qu’un demi‑millier de diacres, c’est‑à‑dire autant que dans la seule Belgique.
Un certain regard…
Dans l’Église du 21ème siècle, le diaconat permanent demeure en recherche. “Pour un évêque, les diacres sont des collaborateurs précieux dans l’accomplissement quotidien de sa mission de pasteur. (…) Mais leur statut et leur identité sont encore à découvrir” : c’est ce qu’écrit le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, dans la préface des actes du colloque de 2004.
En d’autres termes, il reste à inventer au quotidien : “Depuis quarante ans, ajoute Mgr Barbarin, ces hommes, souvent mariés, et leurs épouses se sont mis en route sans savoir où ils allaient. Ils ont reçu dans la foi l’appel que Dieu leur lançait (…) et ils y ont répondu pleins d’espérance, sans que leur soit indiquée une voie plus précise que celle de suivre le Christ Serviteur, dans un ministère ordonné.” Et l’archevêque d’évoquer même “l’étrangeté d’une place nouvelle dans la mission de l’Église”. Et de fait les diacres permanents ont souffert et souffrent encore du regard méfiant de certains prêtres, voire même d’évêques...
Tradition et modernité
Il faut pourtant donner du temps au diaconat permanent : quarante ans, c’est peu au regard de vingt siècles de chrétienté. Et les chevilles ouvrières du colloque, Bruno Dumons et Daniel Moulinet, de saluer l’œuvre des acteurs de Vatican II: “En retournant aux sources de la tradition, les pères conciliaires s’engagent alors dans une vaste entreprise de rénovation ecclésiale qui a pour finalité de renouer les liens entre l’Église et la modernité.” Le programme est vaste, et les diacres y contribuent au jour le jour…
Hubert WATTIER (Dimanche Express)
“Le Diaconat permanent. Relectures et perspectives”, Le Cerf, 366 pages,
L’abbé Borras vient également de publier “Le diaconat au risque de sa nouveauté”, Lessius, 236 pages
LES ÉVÊQUES BELGES
prompts sur la balle
En se penchant sur le diaconat permanent dans notre pays, Alphonse Borras note que durant le concile le cardinal Suenens s’est montré un ardent partisan de son rétablissement. Le primat de Belgique a d’ailleurs contribué à l’acceptation du texte final de la constitution “Lumen gentium” : “On comprend que, de ce fait, la Conférence des évêques belges ait pris très tôt la décision de mettre en œuvre la possibilité offerte par le dernier concile”. Dès mars 1966, une douzaine de chrétiens motivées par le retour du diaconat permanent se réunissent à La Louvière. Ils sont appuyés par l’évêque Mgr Himmer. Le 21 mars 1967, un an plus tard, jour pour jour, la Conférence des évêques belges décide d’ouvrir l’accès au diaconat à des hommes mariés. Tout va alors très vite : Paul VI publie le 18 juin son “motu proprio” et les évêques belges introduisent en novembre une demande d’autorisation. La réponse positive du Vatican ne tarde pas : elle arrive à Malines le 11 décembre. La formation de futurs diacres commence immédiatement et les deux premiers diacres permanents sont ordonnés à Liège le 4 octobre 1969. En un an, tous les diocèses font de même et la Belgique compte déjà 27 diacres à la fin 1970 : ils sont aujourd’hui un demi‑millier, dont 180 francophones environ.
Formation au discernement
Le Centre Spirituel Ignatien La Pairelle organise 3 week-ends pour explorer les règles du discernement de saint Ignace.Pour ceux qui sont en situation d’accompagnement de personnes individuelles ou de groupes, ou encore qui veulent vivre leur vie dans la fidélité à l’Esprit-Saint.
Dates
- 10 - 11 novembre 2007
- 12 - 13 avril 2008
- 10 - 11 mai 2008
Prix d’un week-end : 70 .
Il est possible de ne participer qu’à un week-end.
Inscription : Centre Spirituel - Secrétariat
25 rue Marcel Lecomte
5100 Wépion.
Formation permanente
Les dates de la formation permanente de janvier à Marche-en-Famenne sont confirmées : les samedis 12 et 19 janvier.
Le thème : L’écoute.
Avec l’abbé Jean-Marie VIRLET.
Retraite annuelle des diacres 2008
Vous pouvez déjà bloquer la date dans votre nouvel agenda 2008 : du 21 au 24 août, au Monastère de Clervaux (Grand-Duché de Luxembourg).
Appel à candidatures
Le comité de rédaction de DIACONAMUR est actuellement composé de Jean NICOLAS, Jacques DELCOURT et Jacques DESSAUCY.
Le conseil diaconal souhaite que ce comité s’élargisse. Cet apport de sang neuf devrait générer des idées nouvelles et donner une nouvelle impulsion à ce bulletin. Aussi est-il fait appel à tout diacre qui ce sentirait appelé à ce service. Vous ?
Si donc vous voulez donner vos idées, rédigez des articles, effectuer des interviews, faire des comptes rendus de livres, dessiner, faire de la mise en page... vous êtes les bienvenus.
L’essentiel du travail se fera à l’occasion des rencontres des diacres ainsi que par correspondance et Internet, afin d’éviter les réunions supplémentaires.
Si vous êtes volontaire, contactez Jacques DESSAUCY.
Nouvelles de la communauté diaconale L’ordination de Marc CHAVET aura lieu le 11 novembre en l’église décanale Saint-Germain de Couvin à 15 h. |
Humour
Cette histoire se passe lors de la messe chrismale quand l'évêque bénit les saintes huiles.
L'évêque dit à mi-voix au servant de messe: «Décoiffez la cruche. »
Le servant de messe ne comprend pas, s'approche et enlève la mitre de la tête de l'évêque.
L'évêque, toujours à mi-voix: «Non, pas celle-là, l'autre.»
(Authentique.)
Dieu est humour, Bernard Peyrous, Editions de l'Emmanuel p 30
Diaconat aujourd'hui
On gagne souvent à voir ce qui se passe ailleurs pour mieux vivre chez soi. Le CND (Conseil National du Diaconat [français]) publie un magazine qui ne manque pas d'intérêt : “diaconat aujourd'hui” : http://www.diaconat.cef.fr/8‑1.htm
Revue bimestrielledestinée à tous ceux qui s'intéressent au diaconat permanent, en France mais aussi dans les pays francophones : diacres, hommes en discernement ou formation et leurs épouses, évêques, délégués diocésains au diaconat et formateurs, séminaires, etc.
Dans sa nouvelle formule inaugurée en 2005 DIACONAT AUJOURD'HUI est une revue polychrome de 24 pages de format A4.
Abonnement : 35 pour 6 numéros. Chèque à l'ordre de Diaconat aujourd'hui à envoyer à Diaconat d'aujourd'hui, 6 avenue Vavin, 75006 Paris.
Éditeur responsable : Jacques DESSAUCY, rue de Saint-Hubert, 207A, 6927 TELLIN
[1] http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=3130 13/09/2007
[2] http://www.citeaux.net/collectanea/ 13/09/2007 Sermon 2 Pour l’Annonciation
[3] Parabole du Fils Prodigue
[4] http://www.orval.be/fr/spiritualite/careme.htm 13/09/2007
[5] Sermon 1 pour les Rameaux (cf. document remis par Fr. Bernard Joseph)
[6] http://www.orval.be/fr/spiritualite/resurrection.htm 13/09/2007